- De las instituciones-partenaire de una enunciación creadora del sujeto, Virginio Baïo (Bruselas, Livourne)
- Ser un chico entre otros, por Michel Grollier (Podensac – Bordeaux)
- Sergej, el muchachito bailarina, por Martin Georg Egge (Antenne 112 – Venise)
- Una versión del sin Edipo : Paciencia, por Hervé Damase (CTR de Nonette – Clermont-Ferrand)
- Cortarse del cuerpo del Otro, por Philippe Bouillot (Le Courtil – Tournai)
- Francesca, la chica de las partes altas y las partes bajas, por Daniele Maracci (Giovenco-Le bon pasteur – Bologne)
- Él o ella?, por Viviane Durand (Bellefonds – Bordeaux)
- La cartografía de Iuval, por Diana Bergovoy ( Misholim - Tel Aviv )
- A qué seno consagrarse?, por Bruno De Halleux ( Antenne 110 - Bruxelles)
- Estragos de la relación con el otro sexo, Véronique Cornet (El Courtil – Tournai)
- La poesía en auxilio de un goce a la deriva, por Michèle Rassis (La Demi-Lune – Bordeaux)
- Gustavo y la diferencia sexual, por Marcela Errecondo (Equipo 111 – Rosario)
- Tratar el sexo con maltrato, por Claudia Lijtinstens - Eduardo Abello - Nicolás Herrera (Centro educativo-terapéutico “Avenir”- Cordoba)
The clinic of sexuation is little interrogated as such in the institutions. However, many facts and the speech which comes out in a daily practice signal the presence of this dimension in the subjects whom we receive.
Here there appears a real which is an enigma and which the subject can assume differently following his structure. If he is neurotic he will lean on the Name of the Father and phallic signification to place himself within the sexual order. If he is psychotic he will have to force for himself, without recourse to the Other, a particular path to respond to his choice.
From puberty the sexual breaks into the body of the subject, most often bringing about moments of subjective disorganisation. How can the subject thus symbolise these real bodily transformations? What means has he at his disposal for replying to the encounter with the Other sex? What invention is he pushed into making of which we might be the witness?
In the preceding workshops of R13, the institutional clinic has demonstrated its way of operating for us through exploration of the possible elaborations and of its means for a psychotic subject:
- treatment lasting as long as necessary, time finding its co-ordinates only according to those proper to the subject.
- anchoring point when that of the Name of the Father is missing,
- practice with many, which engages a subject in producing himself in a new transferential relation to the other.
This workshop entitled: "Sex without Oedipus" will orientate itself on different registers of questions.
We will question ourselves on the impasses encountered by the subject when it comes to assuming his sex. These impasses proper to the treatment of of jouissance vary according to whether the subject be autistic, schizophrenic or parannoiac.
We unfold the conditions neccesary to put in place such that that an institution might operate a clinic on the real of sex within which each one can find his solution.
Les institutions membres et associées du RI3 préparent activement la journée. Certains approfondissent leurs questions à partir d'un cas clinique et tentent d'élaborer la singularité du cas par cas. D'autres centrent leurs séminaires de lecture sur le thème. En italie, le Ciris-Institutions-Pratique à plusieurs et le Ciris-enfant se sont déjà reunis plusieurs fois afin de mettre en commun leur recherche clinique. Deux institutions en Argentine à Rosario et à Cordoba se sont contactées afin de partager leurs questions. Les textes des interventions proposées devront parvenir à Véronique Mariage avant le 30 janvier 2002. Les textes qui seront retenus pour être présentés et discutés lors de la Journée, feront l'objet d'une prépublication. Une bibliographie est disponible auprès de Véronique Mariage, qui convie chacun à lui faire savoir de quelles références elle pourrait être complétée. Elle est aussi consultable ci-dessous.
Renseignements : Véronique Mariage: Mariage.v@honet.be
Sigmund Freud :
- « Remarques psychanalytiques sur l'autobiographie d'un cas de paranoïa (Dementia paranoides) (Le Président Schreber)», Cinq psychanalyses, PUF, Paris, 1954.
- « Pour introduire le narcissisme », La vie sexuelle, PUF, Paris, 1969.
- Névrose, psychose et perversion, PUF, Paris, 1973.
- Trois essais sur la théorie sexuelle, folio essais, Paris, 1987.
- « Angoisse et vie pulsionnelle », « La féminité », Nouvelles conférences d'introduction à la psychanalyse, Gallimard, Paris 1984.
- « Pulsions et destins des pulsions », Métapsychologie, folio essais, Paris, 1968.
- « Au-delà du principe de plaisir », Essais de psychanalyse, Petite Bibliothèque Payot, Paris, 1981.
Jacques Lacan :
- De la psychose paranoïaque dans ses rapports avec la personnalité, Seuil, Paris, 1975.
- « La topique de l'imaginaire », Le Séminaire, Livre I, Les écrits techniques de Freud, Seuil, Paris, 1975.
- Le Séminaire, Livre III, Les psychoses, Seuil, Paris, 1981.
- « La logique de la castration », Le Séminaire, Livre V, Les formations de l'inconscient, Seuil, Paris, 1998.
- Le Séminaire, Livre XX, Encore, Seuil, Paris, 1975.
- « Les complexes familiaux dans la formation de l'individu », Autres écrits, Seuil, Paris, 2001.
- « Allocution sur les psychoses de l'enfant », Autres écrits, Seuil, Paris, 2001.
- « Note sur l'enfant », Autres écrits, Seuil, Paris, 2001.
- « Joyce le Symptôme », Autres écrits, Seuil, Paris, 2001.
- « Propos sur la causalité psychique », Ecrits, Seuil, Paris, 1966.
- « D'une question préliminaire à tout traitement possible de la psychose », Ecrits, Seuil, Paris, 1966.
- « Conférence à Genève sur le symptôme », in Le bloc-notes de la psychanalyse n°5.
- La Troisième, conférence inédite
- Miller J.-A., « Clinique ironique », in L'énigme et la psychose, La Cause freudienne n° 23, Paris, 1993.
- Miller J.-A., « Sur la leçon des psychoses », in L'expérience psychanalytique des psychoses, Actes de l'ECF n°13, Paris, 1987.
- Miller J.-A., « La psychose dans le texte de Lacan », in La psychose dans le texte, Analytica n° 58, Navarin, Paris, 1989.
- Miller J.-A., « Schizophrénie et paranoïa », in Quarto n°10.
- Miller J.-A., « Les six paradigmes de la jouissance », in La Cause freudienne n°43, Paris, 1999.
- Miller J.-A., « Biologie lacanienne et événement de corps », in La Cause freudienne n°44, Paris, 2000.
- Virginio Baio , « Traits de perversion et clinique différentielle », in Préliminaire 2
- Virginio Baîo , « Daniela et le désir du père suicidé » idem
- Jacques- Alain Miller, « L'identité freudienne de la psychanalyse », in Préliminaire 4
- Alfredo Zenoni, « Clinique de l'enfant psychotique : la voie de la sinthomatisation », idem
- Bruno de Halleux et Monique Marot, « Les petits mythes de Marcel » Préliminaire 6
- Antonio Di ciaccia, « Quelques notes sur l'aune phallique » Préliminaire 7
- Jean- Luc Gillet et Bernard Peckel, « Quelques bribes de conversation » Préliminaire 11
- Véronique Mariage, « D'un travail clinique en institution » Feuillets du Courtil 1
- Alexandre Stevens, « Identification dans la névrose, pétrification dans la psychose » F. C 2
- Rudy Loontiens , « Un oedipe à ciel ouvert » F.C. 14
- Alexandre Stevens, « L'adolescence symptôme de la puberté » F.C. 15
- Véronique Mariage, « Incidence de la puberté dans les psychoses infantiles » idem
- Serge Vandenhemel, « Le capitaine de la barre » F.C. 15
- Yves Vanderveken, « D'une possibilité d'un moment de cure en institution » idem
- Ludovic Quinonéro, « D'une névrose à l'autre » idem
- Véronique Mariage « Mixe d'exhibition et de fétichisme chez un adolescent psychotique » Quarto 43
Sex without Oedipus
Salle 242 AB, avec traduction simultanée français-italien
Matinée présidée par Virginio Baïo et Véronique Mariage
Après-midi présidée par Jean-Robert Rabanel et Véronique Mariage
La Journée RI3 du 20 juillet 2002 sera en traduction simultanée français-italien. Afin de permettre la participation la plus large à la Journée et aux débats, tous les textes du programme ont été traduits en espagnol et sont publiés préalablement sur le site de la Rencontre.
Tous les exposés seront prononcés en français ou en italien, et traduits simultanément, uniquement dans ces deux langues. Pour les hispanophones, il est donc recommandé de récupérer l’ensemble des textes sur le site afin d’en disposer pour la discussion. L’usage de l’anglais, de l’espagnol et du portugais sera toutefois possible lors de la conversation.
Deux textes argentins, initialement prévus au programme, mais dont les auteurs ne pourront être présents, sont également publiés en français et en espagnol, eu égard à l’intérêt clinique qu’ils représentent.
Judith Miller y Véronique Mariage me propusieron que diera algunas coordenadas a la presentación de los trabajos de hoy. Estos trabajos sorprenden por la riqueza de las invenciones originales del sujeto psicótico y por la riqueza de las invenciones de sus partenaires. Sorprenden además estos trabajos porque son respuestas y soluciones para lograr arreglárselas sin el Edipo: entonces, ¿cuáles son las cuestiones?
Voy a tratar, como dice E. Laurent, de "¡prever, en el après-coup" (1) las cuestiones!
Primero, ¿cómo se situa el sujeto psicótico con respecto al sexo sin el Edipo? Segundo, ¿cuáles son las consecuencias? Tercero, ¿cuál es la condición de su partenaire en institución?
Con el Edipo
El niño encuentra su lugar en la existencia, en el lazo social, en el discurso, a condición, según Freud, de que encuentre el Edipo. Sale del Edipo heredando, en los dos sexos, el mismo punto de referencia: el valor fálico. La metáfora paterna, con la cual Lacan rescribe el Edipo, es "una arquitectura significante" hecha con el significante del padre, como Nombre, y con el significante de la madre, como deseo, que se aplica a una significación desconocida. Esta metáfora tiene como efecto "dar la clave" de esta significación desconocida como "fálica" (2), como "el orden y la norma que le dicen al sujeto qué se debe hacer como hombre o como mujer" (3). Esta clave le permite orientarse respecto "a la cuestión de la propia existencia" y a la cuestión "concerniente al propio sexo" (4), y también con respecto al tiempo y al espacio.
Significantización
Lacan rescribe el falo haciéndolo el paradigna de la operación de negativización del cuerpo, gracias a la cual el cuerpo se vuelve significante (5), significante que humaniza y normaliza el cuerpo del niño (6).
J.-A. Miller propone reconducir la metáfora paterna,
Nombre-del-Padre
-----------------------
Deseo de la Madre
a la "gran metáfora" (7)
Significante 1
--------------------
Sujeto barrado
Así como el cuerpo (el pene) es elevado a la dignidad de significante (el falo), también el niño, en cuanto objeto (es su estatuto primordial), es elevado a la dignidad de poder ser "representado por el significante". Con esta operación de Aufhebung el sujeto se provee de su "representación monolítica" (8), de un S1, de su "insignia".
Una falta
Según Lacan, el falo tiene que ver con una falta, con un menos. El indica precisamente el punto de falta en el sujeto" (9), que es "la marca invisible que el sujeto recibe del significante", de la operación de significantización que introduciendo en el cuerpo una domesticación del goce, lo localiza. El sujeto es esta falta en cuanto pérdida de objeto (10): el sujeto está perdido como objeto de goce.
La extracción del objeto
Esta pérdida de objeto corresponde a lo que J.-A. Miller llama la "extracción del objeto a" que es el "equivalente de la inclusión en el objeto de la castración" (11). Castración que corresponde a la significantización lacaniana.
I- ¿CUALES SON LAS CONDICIONES EN LA PSICOSIS?
Consecuencias de la falta del significante
¿Qué efectos tiene en el sujeto la falta del Nombre-del-Padre y consecuentemente, la falta de la significación fálica? (12). El fracaso de la metáfora paterna es en realidad el fracaso de la "gran metáfora" (13). De esta manera, está dañada la posibilidad misma de que el sujeto pueda ser representado por el significante (14). El niño "se vuelve el 'objeto' de la madre, y no tiene otra función que la de revelar la verdad de este objeto"(15).
La no-extracción del objeto
Sin la operación del padre, no hay para el sujeto ni "extracción del objeto a", ni inclusión en el objeto del menos de la castración. En la psicosis, falta en el cuerpo y en el saber la inclusión de un menos, de una falta: falta la falta.
Esto no sólo tiene como efecto la "muerte del sujeto", sino que también produce efectos sobre los objetos de la pulsión: la "mirada se vuelve visible", la "voz se vuelve audible". Las voces y las miradas se multiplican. El caso freudiano del Hombre de los lobos constituye un paradigma" de esta cuestión (16). Finalmente, la no-extracción" va a la par con el emerger de un Otro que sabe todo (17).
Significantización y corporización
Para el esquizofrénico, que es el "patrón de medida de la psicosis" (18), las dos operaciones que conciernen al cuerpo, es decir, la significantización y la corporización, no son operantes.
Cuando la operación de significantización, que es cuando el cuerpo se vuelve significante, no se realiza, el sujeto no sólo está a merced de la "dispersión y de la desaparición del significante amo", sino que también está a merced de una "pluralización del significante amo" (19).
La corporización, en cuanto "el significante entra en el cuerpo", fragmentando su goce y "haciendo resaltar el plus-de-goce" (20), resulta el efecto de un discurso que inscribe al cuerpo en el lazo social (21).
En la esquizofrenia, el sujeto no sólo no tiene un cuerpo, sino que él es un cuerpo. El cuerpo, no teniendo a su disposición el significante como instrumento, es invadido por el goce.
De este modo, el sujeto psicótico está "fuera de la norma". Debe arreglárselas con sus órganos, sin poder contar con ninguna forma de discurso (22). Para él, "la palabra no es la muerte de la cosa, él es la cosa" (23). El es así "el único sujeto a no defenderse del real con la ayuda del simbólico porque para él el simbólico es real" (24).
A pesar de ésto, se pone a la prueba con una doble operación: de autodefensa y de autoconstrucción (25).
Una operación de autodefensa
Teniendo el simbólico un valor de real, todos los signos de la presencia del Otro pueden asumir para el sujeto un valor de goce; por eso anula todo lo que es signo del Otro: parece no escucharnos ni vernos. Algo se "congela" (26): cualquier palabra, cualquier forma de atención que lo concierne o que lo deja indiferente o que lo agrede.
Una operación de autoconstrucción
La operación de autoconstrucción demuestra que el sujeto está en el lenguaje. Aplicando golpecitos a un objeto (una pajita, un zapato, una muñeca, por ejemplo) trata de realizar una construcción significante (hecha de un más y de un menos, abrir y cerrar). Golpecitos en dos tiempos que el niño aplica a un objeto suyo, a su cuerpo o a un apéndice de su cuerpo.
Se podría decir que con estas operaciones el sujeto apunta a una "significantización del cuerpo", es decir, a que el cuerpo sea elevado a la dignidad de significante.
Pero este trabajo de significantización del cuerpo el psicótico lo realiza solo, sin el Otro. Por eso, el golpecito aplicado al objeto es repetitivo, fijo, no termina nunca.
II. EL SUJETO, ¿COMO PUEDE ARREGLARSELAS?
Tratamiento del Otro a través de la introducción de un orden.
El significante es lo que determina el orden en el mundo: es lo que hace que cada cosa esté en su lugar. "En efecto, lo que opera las clasificaciones, las reparticiones, es el discurso" (27).
Faltando el significante, el sujeto psicótico despliega un esfuerzo extremo, incesante, para poner orden en el Otro, para encontrar los circuitos en el cuerpo, en los pensamientos, para dar a cada cosa y a cada persona su lugar en el tiempo.
Confrontándose con el "desorden" del Otro, el sujeto trata de introducir allí un orden, lo que produce el efecto de pacificarlo. Pero esta pacificación está sujeta a la permanencia de este orden en el Otro. El mínimo cambio en el Otro amenaza el lugar del sujeto.
Pero el trabajo del sujeto, no sólo introduce un orden en el Otro, sino que va mucho más lejos.
El tratamiento del Otro introduciendo un menos
Faltando en el esquizofrénico la falta, él debe por fuerza hacer entrar un menos en el real de su cuerpo.
A. Una versión de este menos, de esta falta, que nos interesa de un modo particular, es el "hacerse mujer" (28).
El "empuje-a-la-mujer", ¿no representaría una declinación de esta necesidad de introducir un menos en su cuerpo y en el Otro? (29). "No pudiendo ser el falo che falta a la madre, le queda la solución de ser la mujer que falta a los hombres" (30). ¿La "feminización del sujeto" (31) no sería una versión de este menos?
El psicótico "apela a la castración bajo la forma de una sustracción", la que no pudiéndose producir en el simbólico, "se repite incesantemente en el real" (32), en un "presente eterno" (33) y en "un infinito actual" (34).
B. Otra versión del menos es la automutilación psicótica. Esta mutilación "representa la pulsión freudiana" en la que la "fase pasiva" es efectivamente "una continuación de la actividad con otros medios" (35). Las maniobras de automutilación del sujeto ¿no es que apuntan a introducir este menos, esta falta en el cuerpo?
Tratamiento del Otro con la elaboración, partiendo de un órgano suplementario
Frente a la falta del significante, el sujeto se sirve de un órgano suplementario "electivamente erotizado". El esquizofrénico, por el hecho de que "el lenguaje no pudo nunca funcionar como órgano" (36) para él, trata de agregar a su cuerpo un órgano fuera-del-cuerpo. El trabajo del psicótico comienza por lo tanto con la elección de un objeto entre otros.
A partir de este órgano suplementario (un zapato, una botella, unos bigotes, una muñeca, por ejemplo) realiza una elaboración original. No disponiendo de los semblantes de todos, como el trabajo, los títulos honoríficos, debe entonces fabricarselos (37). Careciendo de la significación estándard fálica, debe proveerse de una significación propia, no-estándard. Este órgano suplementario le sirve de brújula para crear su elaboración metonímica, para crear sus propios semblantes (38).
Esta elaboración metonímica, construida a partir de un zapato, de una botella, de unos bigotes, puede funcionar como metáfora para el sujeto, en el sentido de que "cierta articulación de saber puede funcionar como Nombre-del-Padre" (39). Con esta elaboración de saber, que es sobre todo "un hallazgo, un bricolage", el sujeto psicótico localiza goce" (40).
La elaboración delirante
¿Cómo puede encontrar una solución a su posición sexual cuando no puede contar con un discurso orientado por la norma fálica?
Inventando un saber suyo sobre la sexualidad con la perspectiva de construirse una "lengua privada". Elaboración original que puede consentir al sujeto salir de un impasse destructivo con respecto a la sexualidad y a su relación con el Otro. Esta elaboración no sólo facilita que el sujeto salga de la posición de objeto de goce, sino que también le permite sobre todo encontrar en un S1 su punto de almohadillado sin el cual no podría orientarse en el lazo social. Se trata de un S1 con el que el sujeto puede "leer el mundo", como afirma J.-A. Miller en su último curso sobre "El desencanto del psicoanálisis".
Así el sujeto puede responder a la cuestión sobre su posición sexual dentro de su elaboración. Elaboración que puede asumir las formas más originales y creativas como la escritura y la creación poética. Sale así de su extravío para anclarse en un S1 singular, inclasificable, también inclasificable en lo que respecta a su posición sexual.
III. ¿CON CUAL PARTENAIRE?
La función del partenaire
La función del partenaire es la de asegurar al sujeto con una "presencia regular", "extremamente atenta al mínimo detalle", "dócil a la invención del sujeto", para sostenerlo en el bricolage que éste realiza con el objeto de defenderse del Otro que goza" (41). Partenaire que no funciona como sujeto supuesto saber, sino que funciona más bien como siendo aquél que debe aprender (42) "lalengua particular del paciente", partenaire que sabe "pagar con su propia persona para poder demostrar que otro puede insinuarse y plegarse allí, y lograr, si no un diálogo, por lo menos una forma de respuesta" (43). Y ésto se realiza en dos tiempos.
En un primer tiempo, el partenaire "se hace como un buen objeto, hace la buena madre, "acentuando su benevolentia (bien querer)". En un segundo tiempo, debe instalarse en un lugar diferente del de buen objeto, como un Otro respecto al eje imaginario" (44).
Se trata así de "llegar a sostener al sujeto en la construcción de su saber no-estándard" (45) y de ofrecerse de modo que él pueda servirse de sus partenaire como de un instrumento dócil y tolerante, "que acoge al paciente en su singularidad, sin compararlo con nadie, como el inclasificable por antonomasia que él es" (46).
El sujeto construye su Otro
El sujeto podrá así, construirse un Otro a su medida, equipándose con significantes reales construidos a partir de su Otro regulado.
¿No es que trata así el sujeto de realizar una operación de significantización en el real que implica sin embargo cierta "sustitución"? Con esta "sustitución" de personas con sus objetos o sus representaciones, o sus tics o sus lalengua, ¿no busca acaso, de equiparse con un Otro prêt-a-porter che sea presente en su ausencia? ¿No nos encontramos aquí con una maniobra del sujeto que puede "prescindir de los partenaire a condición de poderse servir de ellos?"
Un partenaire-sinthome
Todos los trabajos que se presentarán aquí son testimonios de instituciones-partenaire del acto del sujeto en el que se produce la invención de una elaboración sinthomática original. Para eso, la institución debe poner lo suyo, inventando también. Inventando un "anudamiento inédito", una significación inédita, que permita al sujeto, no sólo una presencia más pacificada sino también una conexión con el otro.
De este modo, el sujeto psicótico, a través de su creación que transporta su enunciación inventiva y original, encuentra su lugar y su posición a partir de la cual puede "tomar la palabra" y estar en el lazo social.
Taller, Consejo, taller en el mercado, en el auto, en el baño, reuniones de palabra, diario de a bordo, son todas invenciones de la institución-partenaire que funcionan como punto de Arquímedes para el sujeto. El sujeto aquí fabrica su punto de anclaje, su clave original porque es fuera del estándard. El sujeto realiza un bricolage con su sinthome que hace de borde para defenderse del goce del Otro.
Gracias a este sinthome el sujeto puede orientarse en la existencia, en la sexualidad, en la relación con el Otro, en el discurso.
Para lograr por fin "prescindir" de su partenaire-institución, para caminar por la vida sirviéndose de su creación y de su partenaire-sinthome.
Virginio Baïo
Notas
(1) IRMA, La Conversation d’Arcachon, Le Paon, Agalma, p. 229.
(2) J.-A. Miller, Ib., p. 175.
(3) J. Lacan, « Position de l’inconscient », Ecrits, Seuil, 1966, p. 849.
(4) J. Lacan, « D’une question préliminaire à tout traitement possible de la psychose », Ecrits, Seuil, p. 549.
(5) J.-A. Miller, « Biologie lacanienne et événements de corps », La Cause freudienne, 44, pp. 56-57.
(6) J.-A. Miller, « Schizophrénie et paranoïa », Quarto, X, p. 33.
(7) IRMA, La Conversation d’Arcachon, Le Paon, Agalma, p. 182.
(8) J.-A. Miller, « Schizophrénie et paranoïa », Quarto, X, p. 30.
(9) J. Lacan, « La science et la vérité », Ecrits, Seuil, p. 877.
(10) J.-A. Miller, « Les divins détails », Cours inédit, séance du 08.03.1989, p. 33.
(11) J.-A. Miller, « Montré à Prémontré », Analytica, 37, p. 31.
(12) J. Lacan, « D’une question préliminaire… », p. 558.
(13) IRMA, La Conversation d’Arcachon, p. 192.
(14) J.-A. Miller, « Schizophrénie et paranoïa », p. 29.
(15) J. Lacan, « Note sur l’enfant », Autres écrits, Seuil, 2001, p. 373.
(16) J.-A. Miller, « Montré à Prémontré », p. 29-31.
(17) Ib., p. 30.
(18) J.-A. Miller, « Clinique ironique », La Cause freudienne, 23, p. 9.
(19) J.-A. Miller, « Biologie lacanienne et événement de corps », La Cause freudienne, 44, pp. 56-57.
(20) J.-A. Miller, « Schizophrénie et paranoïa », p. 30.
(21) J.-A. Miller, « Biologie lacanienne et événements de corps », p. 58.
(22) J.-A. Miller, « Schizophrénie et paranoïa », p. 30.
(23) J. Lacan, « L’Etourdit », Scilicet, 4, Seuil, p. 31.
(24) J.-A. Miller, “Clinique ironique”, p. 9.
(25) Ib., p. 8.
(26) A. Di Ciaccia, « Une pratique à l’envers », Préliminaire, 13, p. 11.
(27) J. Lacan, « Conférence de Génève sur le symptôme », Le Bloc-Notes de la psychanalyse, 5, 1985, p. 20.
(28) IRMA, La Conversation d’Arcachon, pp. 276-277.
(29) J.-A. Miller, « A propos des Structures de la psychose, L’enfant au loup et le président », L’enfant et la psychanalyse, Eolia, pp. 13.
(30) Ib.
(31) J. Lacan, « D’une question préliminaire … », p. 566.
(32) Ib., p. 569.
(33) IRMA, La Conversation d’Aercachon, p. 227.
(34) Ib., p. 228.
(35) J.-A. Miller, Il sintomo psicotico.La Conversazione di Roma, Astrolabio, p. 214.
(36) IRMA, La Conversation d’Arcachon, p. 223
(37) J. Lacan, « L’Etourdit », pp. 30-31 ; E. Laurent, « Réflexions sur l’autisme », L’autisme, Groupe Petite Enfance, 10, p. 43.
(38) J.-A. Miller, Il sintomo psicotico. La Conversazione di Roma, p. 214.
(39) Ib.
(40) IRMA, LA Conversation d’Arcachon, p.279.
(41) IRMA, La psychose ordinaire, p. 324.
(42) Ib., p. 327.
(43) Ib.
(44) Ib., p. 323.
(45) Ib.
(46) IRMA, La Conversation d’Arcachon,v p. 369.
(47) Ib., p. 268.
Voy a tratar de transmitir cómo Didier, adolescente psicótico admitido en hospital diurno, trabajó para inscribirse como chico en un universo no edípico. Las vacilaciones y elaboraciones que produjo, tanto a partir de los elementos de su historia como de los encuentros que aprovecha, nos muestran una construcción que busca algunos semblantes en los cuales apoyarse.
El joven Didier
Después de haber hecho un recorrido institucional, Didier llegó a la edad de 12 años a un hospital diurno en el que permaneció casi cinco años. Sus padres daban muestras de interesarse realmente en los progresos de su hijo; su madre era más bien protectora. Su hermana, 6 años menor, y las amigas de ella estaban inicialmente presentes en su discurso. En Podensac las cosas se complicaron brutalmente para Didier cuando irrumpió en su cuerpo una molesta manifestación: erecciones intempestivas y muy visibles. Al principio manifestó una perplejidad que lo ensombreció, y luego todo su cuerpo pasó a ser el soporte de una manifestación espectacular. Hacía contorsiones, ondulaciones y bailes, tanto en la institución como en el exterior.
Primer tratamiento, ofrecerse a la mirada y apoyarse en la voz del otro sexo
En sus dichos, Didier relacionaba la ondulaciones del cuerpo con espectáculos que presentaba a su hermana y sus amigas, en los cuales se identificaba con mujeres cantantes. Como primer tratamiento le propusimos participar en talleres en los que pensábamos que esas manifestaciones podrían inscribirse (canto, teatro, vídeo...).
La madre, perturbada por ese comportamiento, nos comunicó su temor de que su hijo se volviera homosexual. Es cierto que la actitud del niño podía resultar sorprendente: en el jardín, el salón o los pasillos, cerraba los ojos, bailaba frenéticamente y cantaba las canciones más conocidas de algunas cantantes de moda, tras las cuales no tardó en quedar en un segundo plano. Se ponía en escena en nombre de ellas y explicaba a todos los adultos la vida de las que eran sus modelos. Resultaba sorprendente el contraste con respecto a la gran dificultad que tenía en hablar ante un grupo en su propio nombre. En efecto, aunque a menudo en vano, solía esperar un silencio total en el cual hacer escuchar su voz. Cuando se vio llevado a meter el walkman en sus calzoncillos para contener las manifestaciones de su órgano –como si la materialidad de esa voz pudiera responder del fenómeno–, hicimos una ruidosa intervención, tomándonos entre los adultos como testigos con respecto a la dimensión de “franqueamiento” que para nosotros constituía ese gesto. Dejó entonces ese objeto en su casillero y, tras esta intervención, deseó entablar conversación conmigo. En nuestras entrevistas semanales se refería a los partenaires que eran los adultos (así llamamos entre nosotros a los diferentes operadores), o más bien a los personajes que los adultos constituían para él.
La señora
El trabajo que él presentaba a los adultos consistía en dibujos que conformaban historias. Eran historias redundantes de un personaje femenino, “la señora Ferulú”, nombre que consonaba con el de un adulto del hospital diurno. El personaje tenía uno o dos niños, y se encargaba de educarlos. “Son madame Ferulú y su hijo, ella se lo lleva, va a darle de comer”. “Madame Ferulú regaña a su hijo, que no se ha portado bien”. “Madame Ferulú tiene dos hijos y se le hace difícil”.
En ese mismo tiempo se traía revistas de la biblioteca o de su casa y nos las comentaba. Todas las figuras femeninas las reconocía como madame Ferulú: “Mira Michel, aquí está, otra vez madame Ferulú, ¡puedes creer!”. Cuando me mostré extrañado por esos niños y por su origen, él me explicó: “Ella los tiene cuando tiene ganas”. Cuando estábamos pensando, dada la invasión de ese personaje femenino, cómo reactivar sus elaboraciones, él aprovecha el hecho de que yo tomaba notas durante las entrevistas y me propone escribir. Didier no sabe escribir, pero se puso a redactar páginas enteras de pseudoescritura, trabajo que lo mantuvo ocupado incluso en su domicilio. Su mochila se convirtió en un molesto objeto que circulaba por la casa; Didier iba presentando su trabajo a los adultos. Me interesé entonces en qué era lo que podía contar este joven sujeto, a partir de lo que decidimos tratar como un texto. Didier empezó a producir historias que muy pronto se enriquecieron con nuevos personajes.
Primera estructura mítica
En un primer tiempo, las historias relataban la vida cotidiana de madame Ferulú y sus dos hijos. Sin embargo, en cuanto le pregunté si había algún señor Ferulú, surge este señor en las historias. Su función era acompañar a la señora y los niños. Nunca lo llamaba ni papá ni padre, pero su llegada indujo en Didier el significante “familia”, sin que por eso cambiaran las historias.
Didier volvió a dibujar. Trabajaba por las tardes y los fines de semana. Las historias con dibujos que nos traía iban pasando por todos los adultos, antes de venir a quedarse en la entrevista conmigo. Los personajes de las historias comenzaron a llevar los nombres y apellidos de quienes en Podensac cumplían funciones de referencia (la dirección y los responsables terapéuticos), y después se agregó el personaje de una mujer adulta que tenía el mismo nombre que su madre.
Era, pues, cuestión de variaciones de una pareja, conjunto de dos elementos heterogéneos, cambiando uno de los elementos. El movimiento consistía en pasar a una mujer de un hombre al otro ; la mujer cambiaba de partenaire. En nuestras entrevistas, mi personaje solía ser el que se quedaba solo.
Al parecerle insuficiente ese esquema, fue elaborando pacientemente un nuevo escenario en el que integró un nuevo significante: “tesoro”. Era un tesoro que un hombre, asociado a una mujer, le quitaba a otro. Después, el hombre despojado perdía también a su mujer, que se iba con la pareja. Por último, agregó una conclusión: las dos mujeres se hacen cargo de las cosas y reparten los bienes: restituyen el tesoro al propietario inicial y meten al otro en la cárcel.
Pero necesitó una variante para concluir sus elaboraciones. Multiplicó los hombres que se asociaban para arrebatar el tesoro a otro (solía ser mi personaje), y la conclusión era siempre la intervención de las mujeres, que volvían a repartir los bienes (el tesoro) y restablecían un orden.
Con ayuda de esos personajes, Didier, para su gran alivio, completó un esquema mítico que respondía a lo que habría de regir las relaciones humanas en el mundo. En ese conjunto de personajes ilustres, los hombres, aunque figuras sin brillo, tienen un puesto. Didier decide entonces enunciar lo que es su pregunta del momento. Se valió de la reunión interna, reunión semanal de todos cuantos (adolescentes y adultos) participan en el trabajo de Podensac, y en la que es posible abordar las cuestiones de la orden del día, inscritas en un pizarrón. Esta reunión, presidida por un adolescente con un asesor adulto, es el lugar en que se inscriben en el colectivo las informaciones, preguntas y proyectos que cada quien tenga en la semana. Didier se inscribió y, cuando se le dio la palabra, preguntó si en las comedias musicales que estaba organizando él tenía ser Esmeralda la gitana o Frolo el sacerdote.
Entre chicos
En ese tiempo Didier traía insistentemente un gran número de fotos de familia, fotos de pequeño y con su hermana y su madre. Las mostraba a cada adulto y estaba muy atento al interés que pudieran tener en el “chico guapo”. Es un tiempo que correspondió a un período en que Didier decía que se aburría en casa y que no quería que volvieran a entrar en su cuarto su hermana y sus amigas, en especial la vecinita (de quien hablaba todas las mañanas al llegar, y con la que podíamos pensar que se identificaba). Se puso a recordar sus inicios en el colegio y la presencia de un vecino de su edad que había estado en la misma clase de preescolar. Además, se dirigía cada vez más a los hombres preguntando cuáles eran los cantantes que nos parecían guapos. Le preocupaba mucho lo que para él era una verdadera pregunta, para la que no podíamos nosotros hallar una respuesta válida.
Ante esta pregunta, en nuestras entrevistas, decido proponerle una respuesta : “Tú sabes, estamos entre chicos, te lo digo yo, los chicos se interesan más bien en las fotos de chicas”. El efecto fue hacerle reír, pero en adelante solo mostraba a los hombres las fotos de mujeres de las revistas. Fue un forzamiento de mi parte que tuvo, además, otro efecto. En la siguiente reunión interna se inscribió para decir que ya no iba a ser ni Esmeralda ni ninguna cantante. Pero cuando los otros adolescentes le preguntaron si iba a hacer otro papel no supo qué responder.
Didier se puso a hablar de su joven vecino y de las posibilidades de encontrarse con él, de hacer actividades con él. A menudo lo observaba y pedía a su madre que lo invitara, a lo que ella se negaba. Mientras que su persistente interés por el vecino se inscribía en la institución a través de su discurso, incluso con los otros adolescentes, Didier comenzó, con prudencia, a criticar a las chicas. En respuesta al “estamos entre chicos” que yo le había propuesto, nos decía a Jean-Claude, a Laurent y a mí lo molestas que eran las chicas, y que a veces eran rudas con él. Por otra parte, aunque mantenía una actitud corporal por lo menos “fluctuante”, adoptó un comportamiento más viril, alzando a veces la voz. En cuanto a su discurso crítico con respecto a las chicas, se mantenía discreto en presencia de ellas.
Límites e interés de una solución singular
En este recorrido, Didier pudo aprovechar ciertos significantes sacados del encuentro con el partenaire que representamos para él. El pasar por la escritura, en forma de tiras cómicas, le permitió apoyarse en una estructura de discurso. Del supuesto “señor” que funda para él el significante “familia”, pasando por el “chico guapo”, hasta el “estamos entre chicos”, hizo el mejor uso de los significantes de los adultos. Además, supo agregar un significante que le permitiera responder a lo que circula en la comunidad, el tesoro, en el que se puede alojar una dialéctica que evoca la falta. Esa estructura lo identifica del lado hombre, comunidad en que circula el tesoro, en oposición a un sexo otro que se presenta como el lugar donde se decide repartirlo.
Ante una fraternidad que podría evocar el mito de la horda primitiva de Freud, lo que viene a garantizar a cada quien la posesión del objeto es la palabra de la mujer. Hay que restituir a cada quien lo que le corresponde. Eso es lo que su mito trata de estructurar, barrera contra una pérdida temida.
Didier integró después una estructura de jóvenes adultos. Cuando se cruzó con algunos colegas, no deseó saludarlos y dijo : “No importa, no tengo ya más nada que decirles”. Se ha hecho su propio lugar y se presenta a los visitantes sin comportamientos ostentatorios : un chico como los demás en la institución.
Michel Grollier (Podensac – Bordeaux)
A los siete años, Sergio es alejado de su familia por decisión del Tribunal de Menores, por sospecha de abuso sexual imputada al padre. Es puesto, entonces, en una institución conducida por religiosas, las cuales, muy pronto, no saben más como desempeñarse con él a causa de su comportamiento. En efecto, toca y besa a los otros niños, sobretodo a los muchachos de sexo masculino, se masturba en público, corre desnudo por los corredores, quiere vestirse de mujer, etc. Por todo esto, un año más tarde es enviado a la Antena 112 de Venecia.
Sergei y su familia
Desde los tres años de edad Sergej es seguido por el servicio sanitario porque los padres de los otros niños se lamentan por su comportamiento agresivo y erótico con sus hijos. Una pregunta que hace la madre nos sorprende: "Es correcto, para nosotros, que su marido invite a Serjei a permanecer en la habitación mientras ellos estan haciendo el amor o cuando miran películas pornográficas ?". Pensamos que el padre es psicótico y que la madre seguramente también lo es.
Las dificultades de Sergej
Sergej es un muchacho de estatura media y con exceso de peso. Sorprende inmediatamente la forma de su cuerpo con connotaciones típicamente femeninas. Tiene actitudes seductivas frente a todos, indistintamente: intenta besar tanto a los niños como a los operadores, de sexo masculino y femenino, escribe declaraciones de amor sobre la arena. A todos pregunta: "Me amas ?".
Sergej no tiene ningún pudor, ni en relación a su cuerpo, ni al cuerpo del otro. Por ejempo, imprevistamente toca el pene de los operadores, el seno o el trasero de las operadoras.
Con los otros niños tiene una doble posición. Por un lado, está dispuesto a someterse a la voluntad de otro niño y a seguir a la letra aquello que éste exige de él. Sin embargo, por otro lado, hace de todo para que una niña gane en un juego o, aún, la defiende tenazmente de los otros niños.
Mira con dulzura a un operador para lograr ver su pene. Además quiere continuamente apartarse en el baño con otro muchachito y, si éste lo rechaza, reacciona violentamente.
La estrategia del equipo
El planteo que se hace el equipo no es cómo lograr inmediatamente poner un límite a los pasajes al acto de Sergej sino ceñirlos y encuadrarlos en una lógica. Estos pueden ser considerados, por ejemplo, como el efecto de una falta estructural o como la falla de un buen encuentro con un partener capaz de hacerle un puesto, en un lugar regulado.
Nuestras primeras maniobras para poner un límite a las actuaciones de Sergej, provocan en él unas violentas explosiones: "El viejo Narciso te corta el pene" grita revolcándose de un lado a otro por el piso, durante horas.
Tratando de hacer funcionar este lugar como un "Otro regulado", recortando en este Otro un puesto para el sujeto dándole un lugar a su elaboración, el equipo de operadores construye un relay (se turna, sustituyéndose alternativamente uno con otro) para encarnar la particular atmósfera de saber estar al servicio del acto de Sergej.
Un puesto parta el sujeto
Nuestra estrategia consiste en decir si a todo lo que viene de él (a sus elaboraciones, música, baile, coreografía, poesía) ateniéndonos, no obstante, a límites temporales y al lugar fijado. Este límite vale como regla in primis como una modalidad para regular al Otro.
Esto tiene como efecto el surgimiento de nuevos interés en Sergej: se trasforma en el jefe de redacción de la pequeña revista interna de la Antena 112, impresa en una única copia; recoge recetas de cocina; participa en un atelier en el cual se preparan tortas; se propone, en cuanto "anciano" de la institución, como secretario del atelier de la palabra, con la tarea de hacer respetar las reglas.
Una barra sobre el Otro
Lo sostenemos para que no esté él mismo obligado a tener que hacerse objeto del Otro. Si quiere, a cualquier costo, dar besos a los operadores, le recordamos que nos está absolutamente prohibido dar o recibir besos. Un día Sergej insiste en querer ver el pene de un operador. Este se presenta con Sergej ante el director terapéutico, el cual da una reprimenda terrible al operador. Sergej, muy impresionado, consigue así tomar cada vez más distancia de aquello que se le impone. Con un operador, Sergej se pone a leer el código civil, en particular la ley sobre la pedofilia y los actos obscenos.
Se siente amenazado por la llegada de un nuevo niño y se queja de que nadie más lo quiere. Los operadores se ponen de acuerdo, en su presencia, para que esto llegue a oídos del director terapéutico. Lo sostienen para que escriba una carta al director: todos deben saber esta cosa tan importante.
Al mismo tiempo los operadores se sorprenden al descubrir que Sergej se trasforma: prepara la pizza, introduce una nueva música y es más aplicado en la escuela.
Las elaboraciones de Sergej
Al comienzo Sergej se presenta diciendo a todos: "Yo soy una bailarina". Recorre la casa llevando una valijita llena de cassettes de música. Escucha por todas partes y continuamente sus cassettes, poniéndose a bailar y buscando hacer entrar a las operadoras en su danza, enseñándoles las figuras y los movimientos. En un Atelier denominado "Vamos al mercado", que se desarrolla fuera de la institución, Sergej mendiga sin parar cassettes de música, pulseras, collares, perfumes, patatas fritas.
Después de haberlo discutido en el equipo decidimos crear nuevos ateliers, un atelier de música y uno de danza. Esta es una maniobra que permite recortar un tiempo y un lugar para recibir la elaboración de Sergej como sujeto. La misma además permite que en este tiempo y en este lugar él pueda encontrar "su puesto" en un "partener propio".
Todos los viernes se hace el "atelier ballet", en el cual participan algunas operadoras y unas niñas (sus girls) con quienes pone en escena las coreografías que inventa y que, luego, serán presentadas en las fiestas de la institución.
En estos diferentes ateliers Sergej elabora su saber sobre el amor, sobre la maternidad y sobre la relación entre los sexos. Por ejemplo, explica "cómo queda embarazada una mujer". "Una mujer queda embarazada sólo si se hace un análisis de sangre".
Más avanza el trabajo en los ateliers, más propenso "parece" Sergej a asumir roles masculinos. Por ejemplo, ahora quiere devenir coreógrafo y ya no bailarina; quiere ser jugador de fútbol y no más comedora de fuego. Sin embargo, aún imita personajes femeninos de la televisión, se toca los "senos", se mete dos naranjas para que parezcan más grandes.
La demanda de los padres
Si bien Sergej elabora y trabaja en la institución, en la casa se torna cada vez más prepotente; hace todo lo que quiere; cada vez come más; de noche mira películas pornográficas en su habitación, se masturba constantemente. Llega cansado a la Antena, con ojeras, se niega a todo lo que le proponen los padres, dice que ellos no lo quieren más y que, por ello, él puede hacer todo lo que quiera.
Tenemos la impresión que el trabajo que Sergej hace en la Antena se deshace en la casa. Los padres se sienten impotentes en la gestión de la violencia del hijo y no pueden más. Ellos piensan que Sergej no tiene límites. Sin embargo siguen teniendo confianza en el equipo y nos demandan que Sergej pase a un régimen residencial durante la semana. Aceptamos el pedido pero solamente después que Sergej ha expresado su consentimiento.
Una elaboración que se inscribe
A partir de este momento Sergej se pacifica: está mucho más tranquilo, relajado y no toca casi más ni los operadores y ni a los niños. Si lo hace, es sólo con las personas que vienen por primera vez a la institución, como para verificar si también ellos están sometidos a las mismas reglas que los operadores.
Propone la creación de un nuevo atelier, "el cuerpo humano", que pide realizar con un operador en particular, con quien habla de los problemas que más le urgen: estudia la anatomía del cuerpo humano, la diferencia sexual entre el hombre y la mujer.
Por ejemplo, para decir "hacer el amor" Sergej usa la expresión "pinchar juntos". Esto para él significa "poner el pene entre las tetas de una mujer". Nos explica que "pensar en el pene de algunos operadores me hace sentir, dentro de mi, algo que me tapa y me llena hasta el cuello. Si tú me mostrases el pene, me sentiría más liviano y nacería en mi una frescura burbujeante, que me haría sentir más libre. Si me lo muestras, me sentiría libre hasta el pecho; si, en cambio, me lo dejases tocar me sentiría libre hasta el cuello."
Además explica que "mostrar el pene" no es un hecho sexual como, en cambio, podría ser el tocarlo. Mostrar el pene a otro es la mitad contra la ley y la mitad según la ley. Un día Sergej dice al operador: "Rompamos la ley durante dos minutos y después pegamos los pedazos y la rearmamos".
Finalmente él nos dice: "Sé que soy de sexo masculino y pienso que soy homosexual, pero me gustaría ser una mujer".
Los efectos de la inscripción y la socialización
Desde que Sergej está a tiempo completo en la Antena, pide irse a la cama temprano y duerme toda la noche. Va a la escuela y, por primera vez, se preocupa en hacer bien las tareas: quiere pasar los exámenes de la tercera media. Piensa en su futuro y dice que quiere inscribirse en una Escuela superior de hotelería porque quiere ser cocinero. Esto le garantizará una "vida más tranquila que la de los padres".
Ahora es un jovencito estudioso, sociable y también cuidadoso de su higiene personal, considerando que antes era el niño que todos evitaban porque olía mal.
Algunas puntuaciones finales:
1- El caso de Sergej presenta tres faltas estructurales: la falta del velo fálico del pudor; la falta, en consecuencia, de la represión; la falta de una identificación sexual. Por ello Sergej se encuentra sin el punto de capitón del sinthoma paterno, Po, y sin la significación fálica, Phio, con la cual un sujeto se orienta en la sexualidad2. "Bailarina" es una significación de suplencia a partir de la cual Sergej continúa elaborando su saber.
2- Sergej está por la labor, como respuesta del real, para lograr, mediante sus maniobras de autoterapia (los rasgos de perversión), suplir la falta de la clave fálica. Lo hace a través de un "empuje a la mujer", como falo en lo real.
3- Si bien Sergej parece querer identificarse con posiciones masculinas, coreógrafo o cocinero, éstas parecen más conectadas a un querer sorprender el saber del Otro que a una posición masculina: él nos sorprende con sus invenciones siempre nuevas, ya sean coreografías o creaciones culinarias.
4- En efecto, si antes Sergej se situaba en el pasaje al acto sobre el cuerpo del Otro, ahora se posiciona de otra manera en relación al Otro y a su saber: él opera para sorprender el saber del Otro. Los operadores se prestan a decir sí al sujeto diciendo sí a su operación. Al mismo tiempo, los operadores se sostienen uno con otro para que el efecto de sorpresa sobre sus saberes, provocado por las iniciativas de Sergej, rebote entre ellos.
5- A través de los padres, un invasivo "hay relación sexual" viene transmitido a Sergej. El lugar que Sergej intenta recortarse en el Otro como sujeto, es el efecto de la elaboración que trata de realizar. Una elaboración de saber que introduce una discontinuidad en lo real, en el cual se encuentra perdido. Esta elaboración tiene por efecto extender un pequeño velo sobre la existencia de la relación sexual, encarnada por los padres.
6- La demanda de amor de Sergej es la demanda de tener un "puesto" en el Otro regulado, para ex-istir a la relación sexual.
7- Cuando expone sus concepciones sobre la sexualidad, él manifiesta la puesta en juego de una función de apelación al falo.
Martin Georg Egge (Antenne 112 – Venise)
Paciencia es actualmente una joven cuya entrada en la psicosis es sensiblemente contemporánea a su entrada en la vida.
Hasta la edad de 20 años, su vida se ha fundido en el molde de las formas de asistencia a los padres de niños minusválidos. La persistencia de los síntomas, desesperante para las personas de su entorno, afirmaba la elección del sujeto de rechazar de pasar por el padre y por el Otro.
Paciencia no habla. Nunca lo ha hecho, ni siquiera como eso sucede, bajo la forma de un retiro definitivo después de un comienzo tímido de la palabra.
¿Cómo pensar la cuestión del sexo de un sujeto tal?
El Encuentro de hoy viene al punto para darnos la ocasión de anticipar, aquí, la respuesta que Paciencia nos enseña. ¿Cuál es la fuerza que nos ha sustentado durante los largos años en que nos hemos ocupado de ella? Nuestro deseo decidido, sin ninguna duda! ¿Pero que sería de él sin una respuesta en el otro? Nuestra convicción se ha hecho de constatar la presencia de una voluntad de vivir manifiesta en ella, pero de tal manera frenada por una multitud de inhibiciones, que la hacen moverse con lentitud entre los otros y buscar el apoyo indispensable que es, para ella, un brazo caritativo. Esta condición de existencia ha prevalecido sobre nuestra decisión en cuanto a la estructura clínica.
Paciencia tiene que ver con un Otro aterrador.
Ella tiene la noción del otro que evita y del cuál se protege utilizando el apoyo de un brazo condescendiente.
Durante muchos años se había quedado encerrada en una presentación muy pueril.
La primera imagen que ha dado desde su admisión, ha marcado las mentalidades y ha sido la de un sujeto de baja estatura, a pesar de sus 16 años, sentado en el suelo, como un niño incomodado más bien que ocupado con los utensilios que los adultos han puesto en sus manos.
La imagen de un niño sentado delante de un montículo de arena, dándole la espalda. Con esta imagen, Paciencia presenta al otro, un desplazamiento, un anacronismo, algo que no es ya, ni de su edad ni de la nuestra y que le sirve de envoltorio.
Así la encontramos, a menudo sola, sentada en el suelo, en lugares de paso (adentro-afuera), manipulando objetos, botellas, zapatos, que llena con piedras, tierra, pan, papel y recubre de agua. Ella hace trasvasamientos, llenando, vaciando, separando el contenido de los recipientes que pone en una cesta que conserva consigo. Los desplazamientos de Paciencia están ligados a esta doble condición, la del brazo caritativo y lo de la cesta llena de sus objetos, permitiendo así, un cierto vínculo social, limitado!
La llegada inesperada de un otro es una intrusión que desencadena una respuesta, desde hace mucho tiempo idéntica, hecha de gritos, de mordiscos sobre ella misma o sobre el otro si éste se acerca demasiado, hecha de fuga, de desgarro de la ropa, principalmente a nivel de la parte superior del cuerpo.
Paciencia es sensible a un cierto uso de la palabra sin sentido, canturreada por la persona que la acompaña. Esta palabra más que interpretativa tiene un efecto apaciguador en particular en las situaciones de separación y de pérdida.
Paciencia se interesa particularmente por los insectos, las minúsculas partículas de polvo y los puntos negros que ahuecan una superficie y que captan su mirada. El encuentro con estos objetos del mundo la inmoviliza , le arranca grandes “a-a-a” sonoras en el momento en que los muestra con el dedo, no sin un cierto júbilo al tratar de atraparlos ella misma o instrumentalizando la mano del que la acompaña a la que dirige unos “aka-aka-aka”.
Paciencia también tiene dificultades cuando la ponen en presencia de los alimentos lo que vuelve muy problemático el curso de las comidas, principalmente el desayuno.
La llegada de los platos a la mesa ahuyenta, literalmente, a Paciencia que derrama todo sobre ella. Esta actitud requiere un acompañamiento minucioso para que Paciencia termine por domesticar el objeto y alimentarse.
En un primer tiempo, la permanencia de Paciencia en el CTRN ha permitido, gracias al acompañamiento y a los encuentros regulares con un analista, mejorar las condiciones exigidas para afrontar la prueba de la separación, reforzar el vínculo social y reducir sensiblemente las manifestaciones de intrusión, casi constantes al principio.
La partida del analista de la institución ha parecido, un tiempo, comprometer estos resultados. Paciencia desde esta partida reserva para sus padres las crisis que le ahorra a la institución. Ella toma un tiempo antes de consentir, de nuevo, a ser recibida por un analista.
Actualmente, Paciencia toma un objeto personal a cada pensionista del grupo que la acoge, para meterlo en su cesta: una sábana, una toalla, un pantalón de pijama, un guante doméstico, una página escrita...
Con esta actividad de recolecta, que a menudo le causa problemas, ya que no es siempre bien aceptada por los demás, ella se constituye su Otro a partir del ensamblaje de elementos heteróclitos, que son significantes que no tienen otro vínculo entre ellos que el de ser depositados en pila dentro de ese receptáculo que Paciencia se ha inventado.
Entre estos objetos, las botellas de plástico le sirven desde hace mucho tiempo, para realizar las operaciones de llenar, vaciar, filtrar que tienen lugar con piedras y agua. Esta maquinaria elemental, un poco especial, ha revelado su verdad el día en que la metimos en relación con la actividad del padre de Paciencia que trabaja en una estación de depuración. Como su padre, Paciencia filtra agua todo el día. Con este hallazgo, ella ha construido un montaje identificatorio. Paciencia toma un elemento del padre y a él se identifica.
Esta identificación no es, sin embargo, tan rígida como podríamos creerlo. En efecto, la inclusión de los objetos tomados a los otros pensionistas ha sido continuación de la casi desaparición de las piedras. Sólo quedan las botellas de agua, pero vacías. Esta modificación del material de filtración parece ser la traducción de un aflojamiento de la identificación al padre. Este último ha sido jubilado. Paciencia ha registrado este cambio y ella misma se ha jubilado de su actividad de filtración.
El grupo con el que Paciencia convive constituye para ella una especie de Otro, más bien real. Los elementos que toma cerca de cada uno de los pensionistas, con los cuales llena su cesta, son tantos objetos reales, tantos S1, bajo los cuales ella se sitúa. De este movimiento identificatorio a un nivel real, el sujeto saca poco para darle a su ser consistencia. En efecto, ella está limitada, por lo poco de sujeto que puede ser, a encarnar un objeto real de goce. Esta identificación la “cosifica”. Podríamos decir que la sustitución de las piedras por los elementos tomados a los demás, es en términos edipícos, la traducción de la sustitución de los objetos familiares por los objetos sociales que marca el cambio de "investissement" de los objetos libidinales de la infancia a la edad adulta.
Por otro lado, menos tranquilizador, Paciencia es presa de cóleras que se manifiestan siempre de la misma forma : un elemento externo (una mirada, una palabra que prohíbe...) que viene a hacer fractura en esta actividad identificatoria provoca una irritación que se manifiesta como un llanto lancinante que se transforma en gemidos y luego en gritos que aumentan de intensidad hasta el desenlace que consiste en desgarrar la ropa de un mordisco seco, despechugante, dejando al desnudo sus senos erguidos. Esto siempre cae justo sobre la pechera! En estos momentos particulares que se repiten de manera ineluctable, Paciencia parece sometida a algo mas fuerte que ella, a lo que no puede resistir y que es al mismo tiempo resolutorio puesto que en tal caso, se obtiene un sosiego, una sedación de la tensión. Una satisfacción es obtenida de la realización de este acceso que puede ser calificado de orgasmico.
Este aspecto que la deja sin recursos por el lado paterno – por defecto de la identificación – la empuja a realizarse como objeto de goce de la madre. Para ser más preciso, ahí ella está en posición de objeto en el fantasma de la madre, sin la mediación pacificadora de la función paterna.
¿Cómo refrenar esta identificación al objeto real de goce? ¿Cómo poner borde cuando el carácter fálico vinculado a la infancia, a la pequeña, se desvanece de la misma manera que la significación cuando esta joven se convierte en mujer? La tentativa de dibujar un borde, dando un rodeo por la escritura y la toma diaria de notas no ha dado grandes resultados.
Es el encuentro de Paciencia con una educadora manifestando un deseo decidido que ha permitido de descubrir el carácter sexual de un buen número de comportamientos del sujeto. Primero se distinguió un nuevo elemento: cuando Paciencia agarra una partícula minúscula de polvo, ella es invadida por un goce intenso y pone la mano en su sexo. Una asociación de deporte adaptado se creo en la institución. La educadora decidida desea que Paciencia participe y llama a la madre para pedirle su acuerdo. Como de costumbre la madre espera que le den cuentas de lo que no va bien con su hija. La educadora no contesta. Ella trata con su proposición más bien de valorizar el cuerpo de Paciencia de otra forma diciéndole a la madre cómo la joven puede tomar parte de esta actividad. Una relación imaginaria se instaura entre la madre y la educadora. Ella permite a Paciencia de tener otro puesto, sacándola de una relación devastadora al superyó. A la figura del niño que uno esconde se sustituye la figura de la joven que puede comportarse correctamente. Podríamos decir, que en lugar de la fragmentación del objeto se constituye el uno imaginario del cuerpo.
La instauración de esta relación imaginaria y el clima de confianza que se instala permite a la madre de confiarse. Ella hace confidencias de la relación intima que mantiene con su hija, permitiéndonos de ubicar mejor el puesto que viene a ocupar Paciencia para ella. De esta conversación podemos extraer tres puntos: ella le pone pañales a su hija de noche ; en la mesa ella atavía su hija con una especie de babero ; Patience nunca abandona su cesta en la casa sino, es la crisis. Librando “sus pequeños secretos”, la madre de Paciencia lo que nos dice es cómo sabe hacer con el goce desenfrenado. Ella no se para de tapar el hueco, la abertura que firma para ella, el surgimiento de un goce loco que se las traga a las dos en un abrazo y una devoración infinitas donde no se sabe más, quien muerde la otra quien se alimenta de la otra. El seno aparece como una boca que se devora ella misma.
En el mismo lugar del hueco, de la mordedura que convoca a una fusión mortífera, surge un objeto, el seno, un objeto positivado que no marca la castración y que efectúa una localización del goce. Mientras que la madre trata por todos las medios de cubrir, de tapar este objeto que tiene función de separación, Paciencia, se ensaña a desnudarlo, a hacerlo surgir. Es verdad que ella lo ofrece a la mirada del otro, pero antes que nada, hace de él un uso personal. Es lo que nos probara un hallazgo de la educadora. En el momento en que ella cosía “pompones” sobre su ropa al nivel del pecho, Paciencia podía ponerse a acariciarlos quedándose tranquila y hasta se podría decir saciada.
Como ella no dispone del recurso al S2, para parar el goce que la sumerge, es sobre su cuerpo que ella va ensayar de realizar un tratamiento tomando ella misma y sobre ella misma un objeto, el objeto oral: el seno, para así limitar el goce.
El seno aparece ahí como una zona erógena, autoerótica, pero que localiza el goce. En esta tentativa de darse a mamar ella misma, ella nos indica que es a un goce autoerótico y no falicizado al que ella recurre para limitar el efecto de objeto ofrecido al goce de la madre.
Es tomando en cuenta la sexualidad, en un sujeto para el cual esta cuestión no es para nada evidente a nivel fálico, que nosotros podemos proporcionar una mejoría a Paciencia así que a las personas de su entorno.
La enseñanza, que Paciencia nos transmite con su invento, saca a relucir un tratamiento en la ausencia del significante separador, por el objeto. Desde luego, no se trata del objeto condensador de goce incluyendo la castración sino del objeto autoerótico, el objeto tomado sobre el propio cuerpo del sujeto, por su poder de localización, es verdad parcial, pero que permite una recuperación de goce del que es testigo la satisfacción, ahí donde el sujeto está librado como objeto al goce del Otro.
Hervé Damase (CTR de Nonette – Clermont-Ferrand)
Angélique es una joven de unos veinte años de edad residente desde hace cinco en el Courtil luego de haber ido y venido incesantemente entre su familia y diversas instituciones, hospitales y familias adoptivas. Angelique no ha podido nunca vivir con su familia más allá de unos cuantos meses seguidos sin encontrarse en un estado físico y mental catastrófico, pero su internamiento en una institución, pensado con el objetivo de separarla de su medio considerado patógeno, no surte el efecto tranquilizador buscado. « Anorexia » y « auto-mutilaciones » responden a un fuerte sentimiento de indignidad que le provoca el sentirse reducida a un estatus de « robot de su madre », idea que surgió en ella a los trece años de edad. Llegó acompañada de un diagnóstico de histeria y de un expediente social dando cuenta de la sucesión de esfuerzos vanos por discernir lo verdadero de lo falso, por recuperar la cronología de los distintos sucesos de su historia, por restaurar la causalidad social y cultural de todos sus trastornos, por comprender así los repetidos fracasos de los proyectos razonables a los que Angélique se había adherido con entusiasmo.
Trece años es la edad en la que, de acuerdo a la madre, tuvo lugar en el comportamiento de Angelique un vuelco sobre el que no tenemos mucha información. Hasta ese momento, recuerda su madre, Angelique no hacía ningún pedido (« nunca debía llamarla, puesto que siempre estaba ahí ») y se negaba a comer. A partir de los trece años hasta ahora, Angelique no cesa de dirigir a su madre reproches lancinantes: haberla reducido a la esclavitud, haberla robotizado, haberla hecho padecer hambre, negarle un lugar en la familia. Ella denuncia la significación mortífera al que se reduce todo el discurso materno y se escandaliza de la ignorancia del alma humana que demuestra su madre en la educación de sus hijos. El lugar de Angelique en la historia de la familia no ha encontrado nunca un espacio en el que inscribirse. La abuela paterna pondrá en duda la paternidad de Angelique y no la reconocerá como la hija de su hijo. La madre le repetirá que ella nació en el momento equivocado y que ella « alzó los ojos hacia otra mujer que no era ella », perdiéndola así para siempre (en ese momento la madre evoca en ese momento el haber colocado a Angelique en casa de una tía materna) y el padre, intentando un día defenderla, no encontrará otra frase más que : «no se golpea a un robot », lo que hace decir a Angelique : « Cuando él me defiende, es peor ». Son estas apenas las palabras que pautan la no-historia de Angelique tal como nos fue relatada a su llegada al Courtil. Su madre es la figura única hacia la cual todo converge siempre. Es a una « complicación con su madre » que Angelique atribuye su admisión en una institución y, de manera general, ella admite que lo más importante en su vida es lo que sucede entre ellas. Su dolor es un « mal de madre », una herida profunda abierta permanentemente. Este « mal de madre » no es en absoluto una metáfora y son dolores muy fuertes los que la aquejan. En una palabra, tanto la cohabitación como la separación son de igual manera infernales tanto para la una como para la otra, y esto desde siempre, pero no es sino a partir de la edad de trece años que Angelique presenta un estado en el que dominan vivos sentimientos de indignidad dolores insoportables y trastornos de la imagen del cuerpo. Por su lado, la madre la considera « muerta » para ella y para la familia cuando no está presente a su lado y profiere con regularidad: « Aun muerta tú serás siempre mi hija ». Ella sabe que ella es lo que hace falta a su hija y no admite nunca la idea de que le pueda venir espontáneamente el deseo de mantenerse alejada de ella. Su certeza delirante e inquebrantable se apoya en la manipulación de que es objeto su hija, consistente en alejarla de su madre en contra de su voluntad. Desde su entrada al Courtil no podemos más que constatar que la relación es infernal: los anatemas más virulentos son letra muerta y las palabras en apariencia más anodinas desencadenan catástrofes subjetivas y deterioro corporal. Los intentos de separación fracasan. Angelique no cesa de provocar la paranoia de su entorno con llamadas telefónicas que sabe que terminarán en un secuestro organizado en familia y, tan pronto llega a casa de sus padres no cesa de exigir al Courtil su reintegración inmediata. En una búsqueda mutua continuamente fallida, infernal, se suceden declaraciones de amor recíprocas y denuncias delirantes, teniendo todo esto como resultado para Angélique una alternancia de dolores atroces y de sentimientos de desvitalización.
El pensamiento, la voz, el dolor, la herida
Si a pesar de su deseo de mantenerse alejada de su madre y del apoyo recibido de nuestra parte para lograrlo el alivio no se produce, es sobre todo porque su madre la acompaña en sus pensamientos. No es tanto la presencia o la ausencia física de la madre lo que determina la alternancia de fenómenos dolorosos en el cuerpo, sino la conexión o la desconexión con la madre de sus pensamientos. Es a partir de una separación de los “pensamientos de madre” que pueden llegar los raros momentos de sosiego.
Es para tratar los dolores o las alucinaciones que ella practica entonces cortaduras que se detienen “con la primera sangre”. La calma llega cuando la sangre corre y el dolor provocado por la herida expulsa el dolor provocado ya sea por las palabras de la madre, ya sea por los pensamientos de la madre.
Si cuando está realmente en presencia de su madre, Angelique logra conectarse sólo sobre el sonido de su voz (y no sobre sus pedidos o imprecaciones), entonces ella gana algunos días de reposo. Si no lo consigue, son las cortaduras las que cual contrafuego llegan a contener los dolores. Sus comentarios sobre las cortaduras permiten entender claramente que el término de auto-mutilación debe ser tomado no como una agresión al cuerpo con el objetivo de mutilarlo o de amputarlo de algo que estaría de más, sino por el contrario en el sentido de añadir de este modo algo que falta al cuerpo, es decir, una zona sobre la cual localizar y fijar un goce no fálico. La cortadura aparece bajo esta perspectiva como una zona erógena artificial. La cortadura la “des-robotiza”, no porque al ver correr la sangre ella verifica que no es una máquina, sino porque ésta le impide sentir su cuerpo como completamente invadido o abandonado por el flujo continuo de goce que la atraviesa
Un nuevo compañero?
El predominio del vínculo a la madre era tal que cabía plantearse la pregunta acerca de lo que podría insertarse como vínculo “transferencial” nuevo en medio de semejante danza. El primer problema que se planteó fue entonces el de intentar salir de ese delirio entre dos y tratar de jugar el partido entre tres. Todo esto tratando de operar de manera que una nueva carga libidinal sea posible, sin que ésta esté calcada a partir del modelo del vínculo a la madre.
Empecemos por señalar que luego de cinco años de estancia, el predominio de este vínculo no ha sido en absoluto mermado y que hemos de luchar con un punto de fijación atemporal que, cual una onda estacionaria, marca probablemente para siempre el modo de relacionarse con el otro, y que no se puede asegurar que algún otro vínculo haya tenido lugar realmente. Si podemos escribir la historia de su relación, es en el presente continuo que hay que hacerlo. Ella encontró una fórmula para decirlo, fórmula que quiere convertir en el título de un texto: “El futuro es un largo pasado”.
Desde su llegada, Angelique tiene dos nuevas relaciones: una con un “enamorado”, otra con su “hogar”. No se trata de un hogar para alojar a un “enamorado”, sino más bien de un hogar que le permite dejarlo fuera. Angelique escogió un “enamorado” con quien mantiene un vínculo calcado exactamente sobre el modelo del vínculo a la madre. Ella lo que es todo para él y él no soporta que ella se le escape, llegando al punto de escarificar el nombre de ella sobre su torso. El la amenaza con matarse si ella lo deja y Angelique hace notar ella misma que él habla como su madre y que cuando ella piensa en él piensa en sus padres. Ella le pide no acercársele y se siente ensuciada por sus avances o sus prácticas sexuales, pero puede así presentarse como “una chica que tiene un enamorado”. Nada nuevo para Angelique en esta relación que toma rápidamente el mismo cariz que lo que ella conoce desde siempre.
¿Y qué hay del vínculo al hogar? El proyecto de hacerse compañero del sujeto psicótico encuentra ahí su momento de confirmación en cuanto a la parte más muda, e incluso opaca de esta asociación. Angelique depende de su hogar, literalmente.
Hay ciertamente una cierta restauración imaginaria del cuerpo a través de las actividades centradas en los “cuidados de belleza”, la atención dedicada a la ropa y el vestir y la frecuentación regulada de otras chicas jóvenes. Está igualmente el hecho de que nosotros no hemos buscado cueste lo que cueste hacerle abandonar la práctica de sus cortaduras ni privarla de sus cuchillos que la acompañan casi permanentemente (“por si acaso”), y que por otra parte ella ha tratado de asegurarse una presencia constante de la voz en la manera del barullo ambiente y anónimo que la relaja al punto de encontrar el sueño en medio mismo de las salas comunitarias.
A todo esto se añade un trabajo de traducción en el sentido evocado por Eric Laurent en numerosas intervenciones recientes que ha tomado en Angelique una forma muy precisa cuando ella ha empezado a catalogar, a inventariar los tics de lenguaje, los temas de predilección y el estilo propio a cada uno de los educadores, intentando cada vez que se dirige a ellos de hablarles en su “lengua”. Ella hace, si llega el caso, grandes esfuerzos para hablar la lengua de cada cual. Su intento llega a su punto límite y crítico cuando ella responde con sumisión a la tiranía de los de los significantes-amos correspondientes a cada uno de aquellos cuya lengua trata de hablar. Este trabajo busca apartarla provisionalmente de la fijación a la metáfora del tipo “Soy el robot de mi madre”, lo cual es un punto de cristalización más paranoico del que no podemos decir en este caso que constituya un avance clínico.
Sin embargo, el fracaso de sus intentos por conectarse de manera viable a la que es casi su única compañera libidinal, la imposibilidad de sexualizar otros vínculos por no tener un cuerpo, no excluyen el que ella contemple más bien separarse definitivamente de sus pensamientos a través de un paso al acto suicida si no logra, si no logramos con ella, conectarla sin interrupción a otra institución que pueda suficientemente hacer cuerpo para ella.
Philippe Bouillot (Le Courtil – Tournai)
Francesca, una deliciosa chica de 11 años, llega al Giovenco hace alrededor de un año.
El Giovenco es un Servicio diurno del Buon Pastore de Boloña, que se dedica a acoger niños en dificultad, y se inspira a la práctica "entre varios" de la Antena 110.
El Otro de Francesca
Francesca vive con el padre, que hace cinco años hizo internar a la madre en una clínica para deficientes. La borra de su existencia y hace que tampoco Francesca la vea más.
El padre dirige una organización de ropavejeros, que financian obras benéficas en Kosovo con su actividad.
La hermana mayor, que tiene 19 años, se fue de casa apenas pudo. Francesca la acusa de esta actitud, dice que fue un momento "muy feo" porque "me dejó con mi padre".
Los impasses de Francesca
Las dificultades de Francesca aparecen al iniciar la escuela primaria como "retraso del aprendizaje", tanto que se habla de "retardo mental". Además, sufre de "encopresis continua", por lo cual es objeto de burlas de parte de sus compañeros y así se aísla del todo.
A causa de estas dificultades los Servicios Sanitarios derivan a Francesca a instituciones educativas o terapéuticas. Proyecto que fracasa todas las veces porque los educadores o los terapeutas chocan con el saber del padre, para el cual estas instituciones son incompetentes.
Francesca tiene dificultades, sobre todo, con el cuerpo y con sus compañeros.
El cuerpo y el saber del padre
El esfuerzo educativo del padre está centrado en el cuidado del cuerpo de Francesca. Sus disposiciones "en términos técnicos" son obligaciones para ella. Se abstiene, murmura: "no está permitido". Todas las noches se siente "obligada a contarle todo". Pero por otra parte, Francesca dice: "mi padre se fía sólo de mí. Su único punto de referencia soy moi 1 ".
El padre la somete a muchas visitas médicas: oculista, neurólogo, tomografìa computada a la cabeza, psiquiatra. "Vamos a ver qué hay adentro de esta cabecita!". A Francesca no se le escapa que la somete a las mismas visitas de la madre. El padre busca en ellas los signos de la enfermedad cerebral de la madre.
Sin embargo el padre no nos habla nunca de la encopresis ni de las dificultades de Francesca para orinar.
Francesca retiene la orina, se queda como clavada en una silla, con las piernas apretadas, enrojeciendo por el esfuerzo. Por la tarde, la orina empieza a escapársele.
Usa bombachas absorbentes que producen mal olor y la orina le moja los pantalones. Esto la expone a las injurias de los chicos y desencadena sus ataques sexuales.
Objeto de burla de los compañeros
Sus compañeros se burlan de ella. Los operadores tienen que intervenir entre ella y los chicos que la tocan, imitando el coito. Ella no sabe defenderse, los deja hacer. Para poder estar con las otras chicas, Francesca se hace su "trapo de piso".
Se exhibe frente a los chicos haciendo ejercicios gimnásticos. Cuando ve un chico, se sobresalta, embelesada. "Yo me emociono cuando... veo un chico", dice a la operadora, que le pregunta: "Cuando ves uno lindo?", "No, todos, todos!"
La estrategia del equipo :
- Con el padre
Desde el primer día el padre nos da sus prescripciones educativas para el "funcionamiento" de Francesca. Le aseguramos que lo tendremos en cuenta y le presentamos nuestro "proyecto de trabajo" en el cual detallamos nuestras obligaciones.
De a poco, el padre nos delega funciones que parecían irrenunciables, como las relaciones con la escuela: "Ocúpense Uds.!" nos dice. Después empieza a pedirnos que tratemos la "agitación" de Francesca: "Vean Uds. cómo tranquilizarla".
Francesca, entonces, se permite algunas libertades, pero después está angustiada, porque se siente obligada a decirlo: "Lamentablemente me llevo muy bien con mi padre". Gianni, un operador, le dice que él se hara cargo de sostenerla en lo que quiera decir.
Finalmente nos sorprende diciendo: "Mi padre me toca la cabeza, dice que tengo fiebre, me obliga a quedarme en casa." Y después dubitativa: "Pero para decir que uno tiene fiebre no hace falta un médico?"
- Con un decir que no al abuso del Otro
El chico que más se burla de ella, que la sugestiona por sus rasgos perversos, la lleva a imitarlo: Francesca se hace el cerdo, gruñe, junta fotos de cerdos. Dice: "Soy una cerda".
Cuando Francesca está expuesta a las burlas, los operadores intervienen significándole que es su deber ayudar a los chicos a respetar a las mujeres.
Haciendo sitio a su decir en distintos lugares :
- En el auto
Cuando Francesca está sola en el auto con los operadores, aparecen con mayor intensidad sus dificultades y sus invenciones. Pero depende con quién está.
Cuando está sola con una operadora, Francesca habla sin parar. Cuando está sola con un operador, su palabra se vuelve espasmódica hasta el punto de provocarle dolores al bajo vientre. Cinzia trata de detener esta deriva diciéndole que es su deber escuchar lo que dicen los chicos y que ellos pueden decir todo, pero no están por ello obligados a hablar.
Cuando está sola con un operador, su palabra se transforma en un espasmo. Se queja de espasmos al bajo vientre, tan dolorosos que la hacen gemir. Gianni le propone que se pase al asiento de atrás, de modo de sustraerla a su mirada y colocarla a distancia de su presencia física.
Es así que, con Bárbara, Francesca se inventa un lugar para hablar. En el auto con Bárbara, Francesca se queda sentada atrás, donde imita personajes femeninos famosos. La operadora tiene que adivinar "quién es?" pero puede ver las escenas solo de modo intermitente en el espejo retrovisor. Es en estos "ateliers itinerantes" que empieza a hablar de la madre.
- En el baño
Con la misma lógica Bárbara se hace partenaire de Francesca angustiada porque tiene que orinar. La operadora le propone acompañarla al baño en horarios fijos, con la condición de esperarla afuera y de hablarle. Asegurándole, además, que los chicos no le harán bromas pesadas.
- En la escuela
Francesca está angustiada ante la idea de quedar abandonada en la escuela. Si a la salida de la escuela no ve enseguida al operador, se precipita a llamar por teléfono al padre para que vaya inmediatamente.
Interviene la directora para garantizarle que ella misma se ocupará de que los operadores lleguen puntuales a la cita. Después de esta intervención Francesca transforma la salida de la escuela en una maniobra irónica. En efecto, verificando con un rápido atisbo la presencia del operador, Francesca no lo mira, no da señales de haberlo visto. El operador, a su vez, se queda en su lugar, no la solicita con la mirada, no toma ninguna iniciativa. Todos los días Francesca se queda 2 o 3 minutos conversando con los compañeros. Después, cuando decide que llegó el momento, saluda alegremente al operador y sube al auto.
- La tarea
Al principio, Francesca se niega a que los operadores la ayuden a hacer la tarea porque "sólo su padre sabe hacerlo". La situación se desbloquea un día que Francesca, angustiada, tiene que hacer un dibujo "libre". Desconcertada, pide ayuda a la operadora. Bárbara le propone que haga una lista de los tipos de dibujo que conoce. Menciona: "geométrico", "con modelo"..., y concluye: "Ah, libre, lo que se me pasa por la cabeza!"
Se pone a trabajar y realiza un dibujo titulado "Lo que se me pasa por la cabeza". Se representa con una cabeza con forma de pelota, las letras del alfabeto como cabellos, y el cuerpo con un remolino ondulante de letras, todas con alas, con el comentario: "Se vuelan". Todo bajo un cartel: un libro abierto en el cual están escritas las ondas con las cuales escribe la voz que dicta. A veces, en efecto, se lamenta por algunas palabras que le llegan como impuestas.
Bárbara propone el laboratorio: "Actuaciones y personajes": "Hoy, durante la tarea, podemos hacer como en el laboratorio de personajes?" "Yo era la maestra!" responde Francesca, y mirando el cuaderno: "Hoy, señora Bárbara, - dice con severidad - esta chica tiene que hacer un resumen escrito".
Así, día a día, ironiza sobre la "maestra de la tarea" y puede decidir si hacer la tarea, o las adivinanzas sobre mujeres famosas, o, finalmente, hablar de la madre.
La elaboración: un velo que se pone o se saca
Después de algún tiempo, el padre nos dice: "La veo mejor a Francesca". También los maestros notan cambios. Cómo explicarlos?
La elección de un partenaire
Francesca hace de Cinzia, la operadora que enuncia con mayor energía su derecho de quedarse callada en el auto, su primera partenaire. El equipo deja que Francesca elija a quién hablarle. Durante algunas semanas habla solamente con Cinzia. Después empieza a hablar también con los otros operadores, pero con modalidades y tiempos particulares para cada uno.
La cuestión de la sexualidad
Vuelve de la escuela muy turbada. "Hoy hice gimnasia-fica2 " dice a Cinzia. Francesca se queda desconcertada por lo que ha dicho. Más tarde, haciendo la tarea, hace notar "cuántas palabras contienen fica"
Francesca se interesa en Cinzia, en su ropa, en su peinado... semblantes femeninos. Después le pregunta por sus amigos, y finalmente le pide que le hable de sus relaciones amorosas.
Francesca habla de su cuerpo introduciendo una distribución entre "partes altas" y "partes bajas".
El velo sobre el cuerpo
Un día que Cinzia tiene puesta una falda, Francesca se da cuenta enseguida: "Hoy te pusiste la falda!" "Ah, sí?" contesta distraídamente Cinzia, mientras sigue preparando el almuerzo. "Pareces una tonta!" "Ah, sí?" "Yo no me la voy a poner nunca!". En efecto Francesca empieza a ponerse una vistosa envoltura de pulóveres y bufandas enrollados alrededor de las caderas.
Al mismo tiempo desaparecen los comportamientos en los que se hacía la cerda.
Descubrir el saber sobre la madre
Empieza a hablar de la madre en el auto, después de un control preliminar: "Tú no conociste a mi madre?". Las operadoras la escuchan, se muestran sorprendidas, pero tratan de no mirarla con el pretexto de que tienen que prestar atención al tráfico.
A veces se queda callada. Y las operadoras la dejan en paz.
Durante el primer período Francesca habla de la belleza de su madre, del cabello rubio que le gustaba acariciar. Termina cada vuelta del discurso con "mi madre está enferma".
Después empieza a hablar de sus crisis, antes de la hemiplejia que tuvo hace cinco años.
Las medicinas
Su madre no quería tomarlas. "Las escondía en los cajones más ocultos. Pero así se ponía furiosa... rompía todo...".
Retoma muchas veces el discurso, hasta que dice: "Hay algo de mi madre que mi padre no me dice!" Bárbara le pregunta cómo lo sabe. "Me contó del infarto, de la hemiplejia, pero todas esas medicinas??". Finalmente concluye: "Hay algo que mi padre sabe de ella y no me lo dice".
Los trajes de la femineidad
Cuando empieza a decirles a todos que su madre está muerta, su discurso se desplaza a la "tía", la nueva compañera del padre.
Al principio Francesca habla con desconcierto de esta mujer, que ahora ocupa el lugar de la madre, como de la "hermana de la madre". Nos habla de sus ausencias, después de las peleas con el padre.
Cuando la "tía" se va, Francesca habla de ella como de "una amiga querida". Cuando vuelve, se pregunta sobre los semblantes de su mascarada femenina. "Ella era modelo y bailarina. Usa velos de vestidos, de noche también. Usa siempre tacos altos... hasta cuando nieva".
El amor
Ahora Francesca "se emociona" por un chico que ve en la escuela, el más deseado por las compañeras. Por primera vez Francesca ha elegido.
Interpela a las operadoras preguntándoles cómo presentarse al amado, cómo vestirse de chica. "Ayer lo vi, pero no quise hacerme ver...". Nunca tiene el vestido adecuado. "Lo llamo por teléfono, pero después le digo que soy... quién? Puedo decir: soy la hermana de Federico?". Federico era el chico que más insistentemente se burlaba de ella y ahora adopta modos un poco más caballerescos.
Algunas consideraciones
1. Francesca se encuentra con un padre que está fuera de la función paterna, un padre-educador, que si se sinthomatiza con el Kosovo, sin embargo hace del cuerpo de Francesca el objeto de goce de su saber. La falta del punto de capitón explica en Francesca la presencia del fenómeno de las palabras impuestas, los disturbios de lenguaje, un cuerpo devastado por el goce, un cuerpo privado de significación fálica.
2. Francesca ya está trabajando para tratar su cuerpo con la tentativa de una versión de separación. Se opone a perder algo de su cuerpo, pero consiente a existir alienándose completamente en el saber paterno, en una posición erotomaníaca; alienándose en la identificación imaginaria al "cerdo", haciéndose objeto sexual de los compañeros. Sin olvidar la distribución que Francesca introduce en su cuerpo (partes altas, partes bajas). Podríamos leerlo como una discontinuidad que trata de introducir en su Otro como cuerpo? Entre las partes altas de las cuales se ocupa el "saber paterno" y las partes bajas cuya regulación queda a su cargo?
3. la apuesta, para el equipo, es de lograr ganarse la confianza del padre, que ha pasado de la posición de "dar directivas" a la de "delegar" hasta llegar a "pedir" que nos ocupemos de su hija, incluyéndolo en nuestro trabajo como "sujeto". El acto de hacernos "sensibles a su decir" tuvo el efecto, para él, de "distraerse del saber" sobre su hija.
4. La estrategia una del equipo encuentra aplicación en las particularidades y en las tácticas de los operadores, que a su vez son efecto de una política calculada y verificada en la reunión general. La apuesta fue la de lograr, entre varios, encarnar esa "atmósfera"3 de estar "atentamente distraídos" y "rigurosamente reglados en el saber", como dicen nuestros colegas de la Antena 110, para poder prestarnos a que Francesca nos hiciera sus partenaires en los lugares más impensables (auto, baño, escuela, atelier, cocina...) para que a través de su elaboración, se posicionase nuevamente en relación al padre, en relación a la madre, pero en particular en relación a la sexualidad y al amor. Francesca ha encontrado en el padre un primer y único partenaire no reglado. En el Giovenco se dirige inicialmente a una operadora, como "partenaire de emergencia". Para después pasar, en un segundo tiempo, de un operador a otro. Encuentra un partenaire plural, pero uno en la estrategia. Es la condición para que el deseo pueda circular.
5. Una particularidad de este caso es que Francesca busque un Nombre del padre del lado de la madre. El hallazgo del significante "medicinas" sitúa un punto de no-saber del Otro paterno, y abre a continuación la cuestión de la sexualidad femenina.
6. La cuestión de la sexualidad se presenta en diferentes tiempos: Francesca se hace objeto del capricho del Otro (se hace el trapo de piso de todos); después se defiende, con un "velo de olor"; en un tercer tiempo, sostenida por los operadores, llevando un velo real sobre su cuerpo (los pulóveres...); en un cuarto tiempo, asoma la posición femenina de la madre, la de la tía; finalmente, en un movimiento amoroso hacia el Otro, Francesca busca un "nuevo velo" (Quién soy?") gracias al cual presentarse a su amado.
Daniele Maracci (Giovenco-Le bon pasteur – Bologne)
Notas:
1. N. del T.: en francés en el original
2. Gimnastica-fica: fica, en italiano, es el nombre vulgar del genital femenino. El juego de palabras es intraducible.
3. (1) Antonio Di Ciaccia, « Un institution et son atmosphère », Préliminaire, 12, pàg. 21-26.
Presentaré el trabajo de Cindy, una niña de ocho años en su búsqueda de los significantes niña o varón.
Cindy llego a Bellefonds en septiembre de 1999, a la edad de seis anos. Desde el principio remarcamos su delgadez - Cindy es anoréxica - asi como sus trastornos del lenguaje que dificultan toda conversación con ella. Cindy será inscripta en mi grupo educativo, la única niña con nueve varones.
Los Pokemons representan su principal centro de interés. Ella juega durante la recreación con los varones a juegos de peleas en los cuales se tira al suelo, se hace tirar y arrastrar con placer. En el taller ella los dibuja rechazando cualquier otra actividad. Sus personajes se golpean y se matan, todo explota por todas partes.
Cindy se apoya en aquello que ve y escucha a su alrededor, es decir, las imágenes pero también en las palabras y las ideas de los varones de su grupo. Ella quiere lo que el otro quiere, dibuja lo que el otro dibuja, repite aquello que escucha.
Cindy juega únicamente a juegos de varones, un día el propongo muñecas y barbies. Ella rechaza enérgicamente diciéndome: « - Yo tengo horror de las muñecas! Los varones tienen todo y las niñas tienen solamente muñecas. Yo prefiero los juegos de varones, yo adoro la guerra! »
Llegamos al mes de marzo y luego de un taller de dibujo, mi atención es particularmente atraída por lo que Cindy dibuja y cuenta, puesto que es bien diferente de sus historias habituales. Cindy declara: « - mi animal preferido es el canguro »; todo esto mientras dibuja una mama canguro y su bebé (niña- insiste ella) en el bolsillo. Ella comenta que esta madre canguro no quiere un padre porque los hombres - pelean todo el tiempo. Ella busca al padre solo para que le haga un bebé. Dice que el padre no quería un bebé, que él no ama el bebé, es por eso que la madre lo dejó. Yo le pregunto qué piensa el bebé: « - a él no le importa » responde Cindy.
Esta historia tiene conexión con la que su madre cuenta acerca de su vida y del nacimiento de su hija: la Señora S. Expresa que ella - « no tiene suerte con los hombres ». Ella ha encontrado tres hombres que la han engañado y que « ha echado ». El ultimo, el padre de Cindy, quería que aborte y ella lo echó cuando Cindy tenía 9 meses de edad. Esta madre psicótica educa a su hija sola y decide todo aquello que significa su bienestar con una influencia que plantea algunos problemas en la atención diaria de Cindy en Bellefonds y torna estrecho nuestro margen de maniobra.
Luego del dibujo de Cindy, ella se dirige al rincón de juegos y clasifica los animales, ubicando juntos las mamas y los bebés de cada especie, ella me hace la siguiente demanda: « - me gustaría hacer un taller mama. » Yo me sorprendo por este enunciado y le pido que me explique de qué se trata. Ella responde: « - eso habla de una mama y de un pequeño. Podemos hacerlo con marionetas, dibujos, bricolages, todo con una mama y un bebé. Es para las niñas, vamos a fabricar. »
A partir de ese momento Cindy va a continuar formulando su pregunta con precisión, articulando lenguaje y fenómenos del cuerpo. Yo he distinguido cuatro secuencias en este trabajo:
1- La Queja
El 5 de marzo la acompaño a su cita mensual con el médico-psiquiatra de la institución. Ella se queja entonces, con mucha emoción, de algo de su cuerpo. Habla del patio de recreación y de los varones. Se queja de haber sido golpeada. Por mi parte, que había presenciado la escena a la que se refiere, no había remarcado que el juego fuese más brutal que otras veces.
Cindy dice: « - ellos no dejaban de golpearme. EL recreo no esta hecho para pelearse. La vida esta hecha para divertirse, trabajar y para vivir también. »
Luego de haber evocado este goce del cuerpo, su lenguaje se vera perturbado inmediatamente. Esto se traduce a través de una confusión masculino/femenino. Cindy no reconoce cual es el género del sujeto de la frase. Comienza a hacer faltas, iniciando sus frases por « él o ella » , por ejemplo al principio de un dibujo no puede decidir si el personaje es un hombre o una mujer. Ella dice: « - él o ella. »
Un efecto de goce sobre su cuerpo afecta también su lenguaje.
2- Un acontecimiento del cuerpo
El 8 de marzo, tres días más tarde, Cindy es hospitalizada tras violentos dolores de vientre durante la noche. Algo sucede en su vientre. Ella tiene un - globo vesical y un oclusión intestinal. Cindy se retenía de orinar y defecar luego de varios días. Debe colocársele una sonda y se le efectúa un lavado.
3- Nacimiento de un delirio
El 16 de marzo Cindy regresa después una semana de ausencia. Ella no tiene nada que decir de su hospitalización, pero dibujando relatara una historia que se asemeja a una teoría sexual delirante. La historia acontece en otro planeta, de extraterrestres. He aquí el relato - dos hembras van pronto a tener bebés. « Ellos creen que van a tener bebés pero no los tendrán. Hace falta un producto que se encuentra en el planeta tierra. Es el antídoto para hacer los bebés. Es necesario olerlo, eso huele a bebé, vemos una imagen de bebé en el interior. Es un inmortal quien invento el antídoto. El no puede morir aunque le cortemos la cabeza. EL es el héroe. Cuando una hembra quiere un bebé es él quien va. Él esta en todas partes, es mas rápido que la luz del planeta tierra. »
Como escuchar esta elaboración tras los acontecimientos previos, la queja de haber sido golpeada, y el - vaciamiento de su vientre? « - Ellos no paraban de golpearme » dice ella.
EL cuerpo es aquejado profundamente al punto de afectar el lenguaje. Este - « golpear » no es una especie de fecundación? Podemos formular la hipótesis que el acontecimiento del cuerpo tiene la estructura de un principio de embarazo. La teoría sexual nos esclarece. Ella nos dice que el falo esta en todas partes. En esta historia, el padre es inmortal. Su semilla, que ella designa - antídoto, siembra el todo el tiempo. Sobre el fondo de la forclusión del Nombre del Padre, Cindy se encuentra amenazada de ser fecundada en todas partes y a todo momento.
El Taller Mama que Cindy había pedido al principio de este trabajo de elaboración se pondrá en marcha. Es un dispositivo que le ofrecerá alguna cosa que viene a hacer borde. En este taller ella podrá poner la persecución a distancia y construir algo alrededor de esta invasión de goce.
4- El Taller Mama
Durante este taller que se prolongara 8 sesiones, Cindy fabricara con mi ayuda mamas de animales y su bebé en cartón, en papel y algunas veces el papa.
El primer personaje que Cindy creó es la rata Cynthia. Es una - « mama » que va a dar a luz una niña. Relatando este primer nacimiento, imitara el parto de la rata otorgándome el rol de Dr. Viviane, asociando su propio nacimiento y su reciente problema somático: « - Yo voy a tener un bebé! el doctor dijo que es una niña pero tal vez él se equivoca... es una niña ! No es un zizi* comienza a venir, ella tiene cada vez mas dolor. Yo quería salir, ella me empujó, mi mama.
El Dr. no quería empujar pero mama dijo ella quería salir, entonces ella me empujó. Yo tenia una cosa que me bloqueaba (muestra su cuello) y tenia problemas en el cerebro. Pero no son nada todos esos problemas, yo tengo una memoria de elefante. Cuando el pipi (ella pronuncia - bebé teniéndose el sexo) salio, yo tenia miedo de hacer caca. Ya está, él nació! ( dice ella - luego que terminé de pegar los pedazos de la rata ). Dentro del vientre yo daba una caricia a mi mama. Ella es muy bella, yo la llamaré Julie. »
Evoco un eventual papa de la rata y Cindy me responde enojada: « - no hay nunca papa en el taller mama! Ella nació así, es un milagro! Puaj! Yo tengo horror de los papas! »
Retomemos esta historia, Cindy habla a varias voces bajo el nombre de tres personas diferentes:
- dice -Yo en tanto que rata Cynthia que va a dar a luz: « - yo voy a tener un bebé. »
- dice - Yo en tanto que Cindy relata su propio nacimiento: « - yo quería salir. »
-dice igualmente - Yo evocando el pipi y la caca que salieron de su cuerpo en el hospital: « - yo tenia miedo de hacer caca. »
La hipótesis del embarazo es confirmada por la última frase por esta asociación pipi/caca/él nació.
Luego de fabricar varias familias de animales Cindy de repente se encontrara frente a la imposibilidad de continuar. « - Yo tengo un montón de ideas, ése es el problema » -dice ella. Después de ese tiempo de duda Cindy construirá un pez e interrogara a su modo, la cuestión del sexo. « - Es una niña pero ella tiene un nombre de varón. Los padres no miraron. Su madre creía que era un varón y ella lo bautizo Yann. Ella se olvido de mirar el zizi.
Durante el nacimiento había una tormenta, había un agujero negro. Era la culpa del papa, él era tan holgazán y decía es un horror! »
El sexo femenino es el agujero negro y el horror. Pero debido a la culpa de los padres es posible no corresponder a su sexo anatómico.
Finalizaré con esta confidencia de Cindy, bajo el sello de un secreto: « - en mis sueños yo soy un varón y estoy enamorado de todas las niñas que veo en los dibujos animados. »
El Taller Mama continúa y Cindy recuerda con orgullo: « - soy yo quien lo inventó al taller mama. Yo tenia la palabra taller y la palabra mama en mi cabeza»
* en lenguaje familiar pene.
Viviane Durand. (Bellefonds – Bordeaux)
En una carta del 15 de octubre de 1897 a W. Fliess, Freud sostiene que, en ese momento, para él lo más importante es su autoanálisis y que, a pesar de las dificultades para avanzar en él, un punto le aparece con claridad: el fenómeno que ha descubierto en su caso es un evento universal en la infancia, el amor por la madre y los celos hacia el padre. Agrega que este evento es “similar a la novela geneológica de la paronia: héroes, fundadores de religiones”. Un año más tarde, dirá que la novela familiar del neurótico deviene consciente en el paranoico. El delirio sería una versión del complejo de Edipo.
« Sexo sin Edipo » es un título que no dejó de causarnos problemas. ¿Cómo dejar de lado aquello que sirve de garantía para que la teoría psicoanalítica de la libido no caiga del lado del delirio? Tratamos sujetos que suelen estar del lado del delirio. ¿Nos autoriza esto a construir casos con nuestros útiles, nuestros conceptos, sin tener en cuenta el Edipo? Decidimos al comienzo, como hipótesis de trabajo, dejar el mito edípico con índice cero, así como Lacan lo escribiera para la psicosis: NP0, F0.
En “Pequeña introducción al más allá del Edipo”, Jacques-Alain Miller traza en unos párrafos el recorrido que realiza Lacan desde 1963 “para echar abajo el ídolo que le imputaron haber elevado”, el Nombre del Padre. “El más allá del Edipo – dice Miller – es impensable salvo que el Edipo esté ubicado en su lugar”. Diremos, por extensión, que el “sin Edipo” es impensable sin el discurso analítico y su revés, el discurso del inconsciente cuya “lógica puede ser un punto de apoyo suficiente para el sujeto psicótico”. “Si el neurótico inventa el padre como punto de detención, el psicótico cree en aquello que se desprende, se aísla del Otro” dice Eric Laurent.
Iuval
La búsqueda de dos puntos nos ha orientado en la construcción de este caso: un punto de pérdida o de condensación de goce y otro punto que funcione como punto fijo.
Cuando se incorpora a Misholim en marzo de 1998, Iuval tiene cuatro años. Cuenta con algunas palabras, incluso frases de dos o tres palabras. Se dispersa tanto en el habla como en sus movimientos. Suele poner un dedo en la boca y con la otra mano juega con un trapo, se le desvía un ojo y comienza a babear, invadido todo él por el goce. Pero también puede tocar objetos uno después del otro moviendo brazos y piernas como una marioneta desarticulada. Esto empeora cuando está desnudo.
La fragilidad del trabajo de Iuval durante los primeros tres años fue fuente de numerosas preguntas. Algunos puntos se fijaban (palabras que funcionaban como estribillos, funciones – como ser el responsable de tomar nota de lo que faltaba para comprar – le permitían organizarse) pero no llegaban a funcionar como puntos de anclaje a largo término.
Dos momentos se destacan: el primero a fines de 1999 implica un corte que permitió la emergencia del fantasma materno. El segundo momento comienza a fines del año 2000, teñido por la transferencia parental y marcado por dos cortes: una intervención con los padres y el resultado de un objeto substraído a Iuval.
Perder, perderse
Desde su llegada a Misholim, Iuval trata constantemente y por todos los medios de substraerse a la mirada del otro o de hacer desaparecer algo o alguien de su mirada: esconder, esconderse, perder, substraer. De ahí su interés por el agujero por el cual desaparecen las cosas.
Dos días más tarde, juega con dos pequeñas muñecas y hace como si se dieran besos. Después las pone detrás de la estufa y dice « shalom ».
Frente a la ausencia de Rona, enferma, Iuval pregunta por ella. Una vez en su casa, se lo escucha decir “shalom Rona”, momento que marca el fin de los llantos que acompañaban su estadía en Misholim. “Shalom” deviene el significante de la ausencia.
Tres semanas más tarde, mirando el libro sobre Alon 1, murmura “Iuval se ha perdido”. Se trata del indicio de una primera identificación imaginaria a Alón. Al día siguiente, encuentra su lugar al lado de la mesa y en las actividades y comienza a marcar los otros chicos con arena, pintura o un golpe.
Durante meses trata de hacer entrar la falta en el campo: llora desconsolado cuando Omri desaparece de su campo visual, lo llama “papá”; pregunta por alguien que no ha venido a trabajar; juega a las escondidas con su padre y le pide que lo mire.
Emergencia del fantasma materno
Al año y medio de su incorporación, un día que los chicos armaban un rompecabezas sobre el cuerpo humano y que uno de los niños muestra perplejo su pito en erección, Omri – aquel que Iuval llamó “papá” – lo acompaña al baño. Iuval se pone en cuclillas sobre el inodoro y se tira del pito. Le pide a Omri que se dé vuelta y mire la pared pero insiste en que se quede con él en el baño.
Unos días más tarde, en la bañadera, nuevamente a la mirada de Omri, se tira del pito y trata de hacerlo entrar en el agujero de desagüe.
Al día siguiente, amenaza con cruzar la calle y, cuando se lo impedimos, tira su ropa por encima de la verja. Al día siguiente, saliendo con el padre, Iuval se escapa y cruza la calle logrando a duras penas no ser atropellado por un auto.
Dos semanas más tarde, la madre llama por teléfono y perturbada cuenta que Iuval acercó su pito de las mamas de la perra y luego, señalando su ano, dijo “la trompa del elefante”. Los padres estaban muy intrigados y no sabían qué pensar. Después de muchas vueltas e insinuaciones, la madre dice que pensaron que Iuval había sufrido un ataque sexual, un traumatismo sexual. Le respondí que Iuval sólo está en Misholim cuando no está en la casa con los padres y hay ahí dos intervinientes masculinos. Cuál de ellos a su entender podría ser el responsable, le pregunté. La pregunta fue suficiente para detenerla y después de algunos días volvió a llamar para contarnos que “la trompa del elefante” la había sacado Iuval de una película video que veía en su casa.
En el encuentro con las primeras erecciones de otro niño, Iuval se muestra desprovisto de una red simbólica que le permita ubicar ese goce. Tenía a su disposición el significante “trompa de elefante” que vino a significantizarle la imagen pero, él solo, no alcanza a construir una pequeña red mítica. La imagen vino a su ayuda: la imagen de una madre amamantando, el pezón en erección entrando en la boca del bebe, le sirve de apoyo identificatorio imaginario. Iuval puede imitar al bebe llorando o la madre hablándole al bebe. Después de esto, durante algunos meses, levanta las camisas de las mujeres y pide que le den de comer.
Niño-niña
El interés por la trompa del elefante se trasladó a la bandera. Pide arreglarle la punta rota enarbolándola luego para pasar de una habitación a otra, de una actividad a otra y para ir al baño. Denomina él esta escena “el gran desfile” (según la película del Libro de la Jungla).
En esta época se lo escucha murmurar mientras juega: « niño-niña » y reclama, como perteneciéndole, todo objeto que otro agarra.
Cuando le contamos que a uno de los voluntarios le ha nacido una hija, le mira el vientre y dice que no es verdad. Poco tiempo después, en el medio de una actividad comienza a tocarse el pito y dice “amamantar al bebe de X”. Este amamantamiento que él no ha visto nunca, marca el lazo entre el frotarse el pito y sus demandas continuas de que amamanten bebes, “lugar donde lo imaginario se amarra al goce”.
A fines de noviembre del 2000, estando solo con Galit quien barre las hojas en el jardín, ella lo ve con la cabeza de una muñeca y un trapo: se levanta la camisa y la amamanta, después se saca el calzoncillo y la amamanta con el pito. Escena silenciosa en la cual no busca atraer la mirada, réelisation de la fantasía infantil de Leonardo.
El mapa, un lugar y una dirección (el complejo de Edipo)
Hemos visto cómo su lugar en Misholim y su lugar con relación a adultos y niños fue rápidamente adquirida en relación a un lugar vacío. La ausencia de Rona cuando ella enfermó y la de Alón fugitivo tal cual aparece en el relato del libro le permitieron ubicarse.
Para la orientación fue mucho más difícil. Desde el comienzo, la falta de dirección resalta: parece entrar y salir, estar parado y sentado todo al mismo tiempo. Marchar al paso con la bandera invitándola a Yael a seguirlo es un momento clave.
La orientación más segura le será dada por la transferencia parental en el otoño del año 2000. Un accidente grave pone en peligro la vida de una pareja de amigos y los padres de Iuval me hablan de ello. Les pregunto quién se quedaría a cargo de Iuval si a ellos les sucediera algo. La pregunta los preocupó largo tiempo. Topan frente a ella, marcando un despertar de la transferencia hacia Misholim. Cuando Iuval debe ser operado, ellos se apoyan sobre el equipo para prepararlo para la intervención.
Los padres deciden finalmente partir solos en un corto viaje, por primera vez desde el nacimiento de Iuval. Este trae un muñeco a Misholim, muñeco que es para él el lugar donde se pierde en el goce. A la primera oportunidad, se lo saco y lo hago desaparecer.
Es el año en el cual Iuval asiste una vez por semana a un jardín de infantes municipal, acompañado por un miembro del equipo de Misholim. Cuando los padres parten de viaje, él comienza a asistir al jardín solo.
Cuando otro niño comienza a frecuentar otro jardín de infantes al cual hay que viajar en auto, Iuval pide que el miembro del equipo que se queda dé instrucciones de cómo llegar a aquel que viaja. Sobre el mapa que dibuja con nosotros, vuelve a preguntar una y otra vez por las calles Ben Gurion y Abba Hillel. En una está la palabra hijo (ben), en la otra la palabra padre (abba). Se interesa también por la ruta que lleva a Kfar Sava (sava quiere decir abuelo).
Un día, pide al electricista que le enseñe cómo son los circuitos de electricidad del timbre pasando, después, los días explicándolos a todo aquel que quiera escucharlo.
Cuando, ya no concure a Misholim, va a la escuela. Yael lo llama por teléfono para preguntarle cómo le va. La madre le pregunta si quiere hablar con ella, él se niega pero acepta mandarle un mensaje: “decile que mi pito está bien”.
Un otro mito, el mito pulsional
Los objetos, soportes del objeto a, aparecen diferenciados. Sin embargo, el circuito pulsional disfunciona. Iuval logra ordenar diferentes circuitos que ponen coto a un goce que invade su cuerpo estabilizándolo.
No es la imagen del mapa sino el relato de “cómo se llega a” que es su cartografía. Es ella que le permite, una vez fuera de Misholim, enviarme un mensaje: “doblo a la izquierda, en la calle Etzel”, calle en la cual nos encontrábamos a la mañana durante los últimos meses para ir a Misholim.
Diana Bergovoy ( Misholim - Tel Aviv )
A partir de la clínica nos hemos hecho algunas preguntas vinculadas al tema de la sexualidad y la psicosis infantil.
En primer lugar, nos interrogamos si podíamos distinguir, a partir de sus enunciados en relación a la diferencia sexual, diferentes posiciones respecto a la estructura. Los niños tienen entre 6 y 8 anos.
Los niños nos hablan desde hace unos días de un programa de televisión que tiene como nombre Star Academia1. En la mesa recogemos este dialogo:
- Joffrey : Estas enamorado de Jean- Pascal ?
- Andy : No, estas loco, porque es un hombre
- Joffrey : Ah ! Yo creía que era una chica, Jean-Pascal
- Andy : Es un tipo, no es una mina, es un lindo tipo !
- Sabine : Qué hace de su zizi2 cuando hace de chica ?
- Andy : De eso no se habla, es asqueroso, el zizi, de eso no se habla.
- Joffrey : Sobre todo a las chicas.
- Andy : Soy yo quien dice que es asqueroso. Vamos a decir morcilla
- Joffrey : Si !
- Andy : A veces si, a veces no ! Céline no tiene morcilla, ella no tiene.
- Corentin : Yo, a mi me gustan las salchichas a la sartén !
- Joffrey : Como vamos a decir por la kikine3 de las chicas ? Puré, puré
En este rico diálogo, no hay nada de específico que permita leer la forclusión de la significación fálica. Los niños sustituyen la palabra zizi por términos que dan cuenta del campo de la oralidad. Ellos se divierten con su invención. Excepto Corentin que no establece el nexo entre la salchicha y el zizi. El se inscribe seriamente en el dialogo, afirmando su gusto por las salchichas a la sartén.
Dicho dialogo podría transcurrir en cualquier institución para niños neuróticos. Este no nos enseña nada de esencial con respecto a la posición del sujeto psicótico en relación al campo de la sexualidad. Si bien todos estos niños son psicóticos, pensamos que Joffrey inclusive.
Como es posible que Joffrey pueda jugar el juego tan sutilmente en el dominio de lo sexual, mientras que los efectos de la forclusión son evidentes en otros campos ?
En segundo lugar, se nos presento que uno de los niños Hugues, intenta posicionarse en su relación al Otro a través de una serie de manifestaciones sin por lo tanto privilegiar la dimensión sexual :
- Hugues : Hay sol donde vivís ?
- Cécile : Si.
- Hugues : Son varios ?
- Cécile : Varios ?
- Hugues : Uno en la Antenne, uno donde vivís.
- Cécile : Yo pienso que hay un sol
- Hugues : No, yo quiero que sean varios
-Hugues: Donde duerme el sol ?
- Cécile : Yo no sé
- Hugues : El duerme en su casa ?
- Cécile : Tú crees ?
- Hugues : El duerme en su casa ?
- Cécile : Pero son las personas que duermen, el sol no necesita dormir.
- Hugues : El no tiene necesidad.
- Hugues : Y tú llegaras a ser varón ?
- Cécile : Yo, yo soy una niña
- Mélissa : Una chica no cambia ( ella tiene dos hermanos ) Mi hermano es un varón, mi papa es un varón, mi mama es una chica.
- Y él , mostrando a Youness, él llegara a ser una chica ?
- No, él continuara siendo varón.
-Hugues: y cuando somos bebés, podemos jugar con los juegos de los grandes ?
- Es mejor jugar con los juegos de bebés
- Entonces cuando yo era un bebé , yo jugaba con los juegos de bebé ?
- Si, Hugues.
- Y tu, tu eres grande, tu juegas con los juegos de grande ?
- Si, yo juego con los juegos de grande.
- Qué son los juegos de grande ?
- Un piano ?
- Si, es un juego de grande.
Estos tres diálogos testimonian el mismo nivel de interés de Hugues por las preguntas que él se hace. La pregunta sexual esta incluida entre los temas que él aborda. Ante la falta de un lugar simbólico fundado sobre la ausencia fálica, él se constituye un lugar imaginario a partir de sus preguntas sobre el sol, los juegos adaptados a los bebés o a los grandes o al desarrollo sexual de todo sujeto.
La tercera pregunta encuentra su punto de partida en una serie de maniobras de Hugues que se nos presentan en impás. Estancamiento , tanto en cuanto a la significación que podrían encubrir como respecto del aporte de una respuesta posible.
De qué maniobras se trata ? Nosotros hemos retenido dos.
1.La pérdida
Al principio, se halla el tema de la pérdida y el tratamiento de esta pérdida. Hugues se queja a menudo, de haber perdido un objeto. Por ejemplo, en un estado de gran angustia, llama a uno de nosotros y le dice que ha perdido una piel de naranja detrás de la calefacción. Monique respondió a su llamado y encuentra enseguida la piel de naranja perdida. El responde entonces que no es ésa y que necesita imperativamente encontrar nuevamente la piel de naranja. El problema no tiene solución, nada lo convence. Rápidamente descubrimos que puede perder una serie de objetos tales como una cuchara, una pantufla o su pequeño oso. Ninguno de estos objetos puede ser reencontrado. Cuando encontramos el objeto perdido, Hugues declara que no es el correcto. Y si no hay respuesta posible, él se las arregla para volver a perderlo. El objeto parece interesar menos que la pérdida.
Sabine nos ha relatado su estupefacción cuando Hugues, negándose a abandonar un gran comercio, le dice haber perdido un microbio !
Qué significa esta necesidad de perder ? Estas pérdidas continuas no valen como un tratamiento en lo real que se sustituye a la falta estructural propia de la castración simbólica jamás producida ?
2. A qué seno consagrarse ?
Hugues posee una manera particular de aproximarse a los adultos, al nivel del busto y de oler los senos. Lo hace tanto con los hombres como con las mujeres, pero tiene preferencia por el busto de las mujeres. Cuando se le pregunta que es lo que hace, él responde: tu hueles bobonne, o tu hueles a croque –monsieur4.
A veces él responde estás buena para comerte. A Béatrice que protesta porque una vez más él se acerca para olfatear sus senos, Hugues le dice: tú sabes, podemos intercambiar tus senos por los míos. Cuando hace esto, no hay ninguna molestia o placer particular. Simplemente , él establece categorías a partir de bustos entre les croque- monsieurs y las bobonnes, entre aquellos que poseen senos y aquellos que no. El dialogo con Béatrice no indica que Hugues se presta con gusto a encarnar el seno a disposición del Otro ?
IV. El significante y el objeto
Hugues pasa sus días realizando otras operaciones. Interroga sin cesar el simbólico. Nos pregunta por ejemplo, si el sol que sale en su habitación o se esconde es el mismo que el que se esconde en el salón.
Esta pregunta se nos presenta como un tratamiento operado por Hugues a nivel del simbólico. A falta de un orden significante tomado dentro de la significación fálica, él intenta articular la diferencia significante con la ayuda solamente del orden imaginario. Hugues debe arreglárselas con un significante que no se articula, con un significante solitario y es lo que él hace cuando nos pregunta si el sol de la habitación es el mismo que el del salón. Interroga el significante solo, el significante que no se articula a otro significante. Cada significante vale para Hugues como un S1 y desde entonces, el sol de la casa de Cécile no es el mismo que el sol de la Antenne 110.
E l significante, nos recuerda Lacan, es la muerte de la cosa. A causa del significante, el simbólico se separa del real. Pero si el significante no se articula al segundo significante, si S1 esta solo, entonces el significante no es la muerte de la cosa, él es la cosa. En la perspectiva esquizofrénica, nos dice Jacques-Alain Miller, la palabra no es la muerte de la cosa, ella es la cosa5.
Es decir, que la psicosis es esta estructura clínica en la cual el objeto no esta perdido, donde el sujeto lo tiene a su disposición. El significante no perpetua al objeto en tanto perdido, él es molestado por el objeto, la referencia no es vacía. El significante no representa lo real, él es real. Para Hugues, él es este objeto que se encuentra próximo a su mano o a su mirada. También si este objeto es perdido, aquél que se encuentra no será jamás el mismo.
V. El último punto que abordaremos se refiere a una táctica puesta en marcha para sostener la elaboración del sujeto en su ordenamiento simbólico no indicado por el falo.
Con motivo de la llegada de San Nicolás, Hugues se hizo algunas preguntas a propósito de la soledad de San Nicolás y de nuestro vecino de la Antenne 110. Hugues localiza con precisión el lugar donde vive San Nicolas. Solicita luego a Cédric, un pasante, que le responda a los interrogantes que le formula:
- San Nicolás vive solo ?
- Tiene una familia ?
- Donde esta su cama? Cerca de la ventana ?
- El vecino vive solo ?
Como Cédric no conoce las respuestas, Hugues le propone interrogar él mismo a San Nicolás. Solo que ante las preguntas de Cédric, San Nicolás no responde. Entonces Hugues, sin desanimarse, sugiere a Cédric de tomar el lugar de San Nicolás para responder a los sus interrogantes. Cédric acepta pero representa un San Nicolás que no sabe nada o que responde aproximadamente.
Cédric propone invertir los roles , de representar a Hugues el rol de San Nicolás y él representara el rol de Hugues. Inscriptos en estos roles, Cédric en el rol de Hugues formula sus preguntas a San Nicolás, es decir a Hugues. Entonces San Nicolás - Hugues puede finalmente responder a las diferentes preguntas que se hacia Hugues.
Aprendemos de este modo que San Nicolás vive solo, que nadie lo visita, que no tiene familia, ni papa, ni mama, ni mujer.
La invención de Cédric nos da una idea de la, que permite a Hugues sostener sus interrogantes que son actuales en su familia Su padre en efecto se ausento durante largos meses dejando los tres niños solos con la madre.
Cédric ocupa de manera permanente una posición de no saber Primero cuando Hugues le hace sus preguntas, luego cuando él representa a San Nicolás Hay finalmente esta invención de Cédric que autoriza a Hugues a prolongar su elaboración cuando le sugiere la transformación de varón en San Nicolás Las respuestas que él da entonces nos parecen subjetivadas por Hugues, hasta la próxima vez…
Bruno De Halleux ( Antenne 110 - Bruxelles)
Notas
1. Emisión televisiva del estilo Gran Hermano, Operación Triunfo en la cual participan jóvenes que habitan durante un lapso de tiempo en un castillo, siguen una serie de cursos relacionados al canto y del cual resulta un único ganador.
2. En lenguaje familiar, pene.
3. En lenguaje familiar, genitales femeninos
4.Sandwich caliente de jamón y queso.
5. Jacques-Alain Miller, clínica irónica, El enigma y la psicosis, La cause freudienne, N? 23, pp 8-9.
La relación con el otro sexo, la niña psicótica de la que voy a hablar intenta tratarla de diferentes maneras: por el delirio (lo que no hace más que desencadenar el goce); por el amor (en vano); y a partir de un trabajo de vaciado del sentido, la escritura, que tal vez constituye un tratamiento del goce.
Modalidades de un laisser tomber
La primera vez que me encuentro con Cloé, amenaza con dejarse caer desde el puente por el que vamos caminando. Ese es el modo en que se presenta al otro: realizando el objeto que cae. Ese dejar del Otro, Cloé lo pone en escena cotidianamente: detiene la respiración, se cae muchas veces, amenaza con tirarse por la ventana o provoca situaciones en las que el Otro literalmente la deja caer.
Las primeras coordenadas de ese laisser-tomber se pueden identificar desde su más tierna infancia. Cuando tiene tres años, sus padres se separan. Cloé se queda con su madre, que lleva una vida errante y disipada. El estado psíquico y físico de Cloé es alarmante. El padre considera que su hija está en peligro. Organiza un secuestro con su propia tía y le confía el cuidado de sus hijos, a lo que un juez dará su aprobación. Cloé tiene entonces cuatro años, todavía usa pañales, no camina, no come, solo dice algunas palabras y, literalmente, se deja caer cuando la ponen de pie.
Es un estado cercano al autismo, y que mejora en casa de la tía. Sin embargo, hay un problema particular que persiste: en la escuela, Cloé no respira cuando come. Además, a los ocho años sigue en preescolar, y se pasa todo el día en el fondo de la clase jugando con su muñeca. La tía se preocupa y pide que se hagan cargo de la niña.
“Mi madre murió, la mató un hombre”
En las entrevistas de admisión en El Courtil, Cloé dice: “Mi madre murió, la mató un hombre”. Agrega: “Mi madre es una puta, una imbécil, y otra palabra que no puedo decir”. Después concluye diciendo: “Soy una puta”. Es un significante que para ella designa a una persona sucia, fea y mal vestida, con manchas en la cara. Así se describe a sí misma, a imagen de su madre.
Los significantes “matar” y “puta” aparecen sistemáticamente en su discurso cada vez que algo se altera en el mundo que la rodea. Las preguntas que se hace: “¿Por qué no tengo clases de taller?”, “¿por qué no me han dado regalos en mi cumpleaños?”, las responde: “Es porque no me quieren, sí, eso es, es porque no soy bonita.” Y cuando en un programa de televisión eliminan al cantante que es su favorito, se queda completamente desconcertada: “No entiendo nada, ¿tengo que llegar a matar a alguien o qué?” Cuando el mundo se hace extraño, Cloé intenta reconstruirlo con esos dos significantes.
Cloé no encuentra del lado de su padre elementos que puedan servir de apoyo a una identificación. Así, al no poder pronunciar el nombre de su padre, dice acerca de él: “Está lejos, no tiene la piel como yo”. Para ella el padre es en el fondo un extraño.
Junto a su abuela, en cambio, encuentra un lugar en el que alojarse. La llama con un neologismo suyo, “mimatía”, construcción lingüística que no admite ninguna alteración. Por ejemplo, decirle: “tu matía” es para ella automáticamente una injuria. Cloé pasa los fines de semana en casa de su abuela.
Tratamiento por medio del delirio
Cloé tiene actualmente trece años. Trata de hacer frente a los enigmas de su historia construyendo especies de escenarios en los que suele ser cuestión de muerte, particularmente de mujeres a las que un hombre da muerte.
En la piscina, con otra niña, juega al bebé que se ahoga y que hay que salvar. Los papeles del bebé y del salvavidas los interpretan alternativamente una y otra. En esta malsana historia agrega Cloé un elemento: al bebé lo mata un hombre con un cuchillo, y ella, sin vacilar, mata entonces al hombre. Cuando ella es el bebé se hace la muerta y se hunde de verdad, no es semblante. También está el juego del tiburón que la atrapa y al que ella se somete. Se deja atrapar y después se vuelve contra el tiburón para pegarle. Cuando se termina el juego, regresa para matar al tiburón y al que encarna al feroz animal le dice: “¡Quieres que te pegue!” Lo que puede parecer un juego tiene de hecho valor de goce real para el sujeto. De eso hay que protegerla, no favoreciendo esos encuentros con los pequeños otros.
La mujer
La perturbación de la relación de Cloé con su cuerpo se acentúa en el momento de la pubertad. Se encuentra entonces en su cuarto por todas partes la sangre de su menstruación. “¿Para qué sirve la regla?”, “¿por qué no es regular?”, “Mimatía va a estar furiosa”, “¿por qué nos salen pelos?, ¿también tú tienes pelos?”, son preguntas que formula y que ella misma responde: “La menstruación es para que más adelante las mujeres tengan bebés”.
Cloé trata de localizar lo real del cuerpo, cuando surge, en el lugar del Otro sexo. Por ejemplo, cuando otra niña dibuja una mujer desnuda, Cloé se ríe, grita, llena de júbilo, quiere llamarla “Piggy”. “Piggy, ¿sabes?, la cerdita”. Después agrega: “Piggy, te quiero”.
En el colegio encontró una mujer singular en su profesora de gimnasia. “La Señoracha. No es su verdadero nombre, le decimos así, pero no es su nombre de verdad. Su verdadero nombre es Ingrid. Tiene veintiocho años”, dice Cloé. El significante “Señoracha”, en una sola palabra, en el que se oye el significante “hacha”, que está en la serie de los cuchillos, tiene la misma función que “Mimatía”, es una creación del sujeto.
Esta maestra, que la encuentra bonita, tiene un proyecto para Cloé. Le propone montar un espectáculo, lo que la precipita, bajo la mirada, en lo real, sin el marco del semblante. Cloé habla mucho de ella. La quiere, pero es algo que puede dar un vuelco: “La Señoracha es bonita, está maquillada, demasiado, es horrible”. Grita su nombre mientras se desviste. También hace los mismos movimientos de la clase de gimnasia, y puede entonces salir un “puta”, seguido de un “no, perdone, Señoracha”. Resulta así que querer su bien es para Cloé tan problemático como dejarla abandonada. Con ella, la solución está en otra parte.
Tratamiento por medio del amor
Cloé tiene enamorados. Dice que son amables pero se convierte en su objeto de goce. La golpean, aunque también ella los golpea. “Me van a pagar uno por uno lo que me han hecho”, dice. En la historia de la piscina, al hombre que mata al bebé lo llama con el nombre de su enamorado del momento.
Cloé intenta tratar con el amor cortés el encuentro con un chico, pero muy pronto la puesta en escena da paso a un goce desenfrenado. En efecto, la forma de amor con la que en un momento dado pudo satisfacerse, que consistía en escribir cartas de amor para su enamorado, resulta, desde que tiene la menstruación, revestirse de una forma más destructiva. Las cartas comienzan a estar acribilladas de corazones que tienen alrededor su nombre y el de su enamorado, y que están atravesados por un “+ bebé”. Todos los dibujos que hace son para su enamorado, cubiertos de corazones atravesados con el “+ bebé”. Exclama su nombre muchas veces, se revuelca en el suelo, el goce invade su cuerpo. Tiene la certeza de que queremos impedir que vaya a su encuentro. Poner un punto de detención en la serie de llamadas por teléfono a su novio la calma, pero la certeza se desplaza y se convierte en: “No quieren dejar que llame, eso es, digan que soy una puta”.
En su certeza de que la quieren separar de su novio resuena algo del dejarla abandonada y regresa entonces la serie significante: abandono, puta. Sin embargo, si el novio quiere acercarse a ella es para gozar; si no la quiere, es que no la encuentra bonita (por consiguiente, puta). Si la ha amado, ella no puede aceptar que se termine: en un momento en que su novio le había dicho que habían terminado, ella dice: “ha salido conmigo, me ama”, o “me ha amado; es que me ama”.
Tratamiento por medio de lo simbólico
El trabajo con Cloé consiste así, esencialmente, en acompañarla, estar a su lado sin dar particular consistencia a sus tramas y, por medio de esa presencia efectiva, apuntar a agotar el sentido que es el goce mismo (jouis-sens) que es desastroso para ella.
A partir de ahí puede Cloé emprender por su lado otro tipo de trabajo, más tranquilizador, situado del lado del sinsentido. Es una invención que surge de ella y en la cual he tomado parte, trayéndole revistas a las que ella da fines diversos:
- Recorta artículos sobre la vida de cantantes, los lee con un tono monocorde, sin dar importancia a lo que está escrito, solo los lee, en voz alta. Colecciona fichas con las letras de las canciones de intérpretes femeninas y las canta al leerlas. Toma así un rasgo de la “Mimatía”, que hace karaoke, pero sin llevarla a la escena, pues el objeto voz no tiene la misma condición de perseguidor que el objeto mirada.
- Se dedica a un trabajo de copiar los nombres de personalidades femeninas del mundo de las series y programas de televisión. Son nombres que encuentra hojeando las revistas. Hace una lista, una serie, agregando a cada nombre la edad de la persona nombrada. Ese ensamblado con una cifra parece evacuar la dimensión de goce. Tengamos en cuenta que firma de esa manera: “Cloé13”. A veces, comentando la lista, dice de alguna de las mujeres que es la pareja de tal hombre.
- Busca en esas revistas imágenes de mujeres o de parejas para recortarlas. Es decir, no arranca ni recorta la página, sino que recorta precisamente el contorno de la mujer o el espacio que la rodea, haciendo siempre un hueco en la página de donde saca la imagen. A continuación hace pilas diferentes con las imágenes de mujeres. No es verdaderamente una clasificación; son series de fotos recortadas. En esos momentos desea que yo me quede a su lado, me muestra sus recortes y dado el caso me pregunta si me parece bonita la mujer así aislada, recortada. Estamos aquí en el eje imaginario, puesto que ella puede muy bien ser la mujer bonita de la foto: “¿Has visto a mi hija?”, dice, en efecto, mostrando a una cantante y su hija en una de las fotos. Un día que le faltan revistas me pide que dibuje mujeres para luego recortarlas y ordenarlas con las demás.
Para concluir
Para concluir, me he preguntado si esa última invención no serviría de barrera a algo del goce.
Podríamos decir que el recorte hace agujero, incisión en lo real, e introduce algo de simbólico, o que es otra versión de cierta huella, marca del goce, como el cuchillo del hombre que mata a las mujeres. La diferencia sería entonces que aquí el corte es en el papel, tal vez como tentativa de escritura que pueda fijar, incluso tratar el goce.
Véronique Cornet (El Courtil – Tournai)
Tres adolescentes, Magalie, Romuald, Nabil comparten la vida común en el Centro de Día La Demi-Lune. Los tres ilustran -cada uno según su estilo- lo que puede llegar a ser el tener un cuerpo viviente sexuado cuando éste no se sostiene en la existencia y cuando el encuentro con el otro no está reglado según la ley de la castración simbólica. Tres sujetos, tres recorridos, tres encuentros que no van sin la tentativa de anudamiento propuesta por una versión del trabajo entre varios.
Magalie, la basura no sin su « basura-publicación »1:
Magali tiene 17 anos y medio. Esta capturada por los significantes que escucha en torno a ella sin ponerles una significación. Ella viene a hacer cuerpo con ciertos significantes, lo que no va sin operar estragos sobre su propio cuerpo. Ella ilustra aquello que Lacan escribe en l Etourdit : « le dit schizophrène se spécifie d’être pris sans le secours d’aucun discours établi » (Autres Ecrits p. 474) 2.
Magalie puede embadurnar su rostro y sus brazos con fibras, hacerse una marca sobre su cuerpo diciendo: « He aquí lo que ha hecho mi padre ». Para ella la parte de su goce que no puede inscribirse o legalizarse del lado de la significación paterna por medio de la nominación significante de la lógica fálica, viene a marcarse realmente sobre su cuerpo. Ella puede, así, hacerse mucho mal metiendo, por ejemplo un palo en los orificios de su cuerpo hasta hacerlos sangrar. Testimonia que puede estar perdida, vivirse como el desecho del Otro. Magalie encontró en la institución, por el recurso de una interviniente -Michèle, la solución del auxilio de la escritura. A través de sus poemas, Magalie dicta a Michèle, como a su escriba, ese algo de su ser que antes, en su relación al Otro la invadía o terminaba en la basura. En efecto, sus poesías -particularmente una que ella ha intitulado La Bofetada [La Gifle] , vienen a tratar por la escritura su « basura-publicación »: allí ella dice a qué punto era hablada y maltratada por el Otro y el objeto mirada. La escritura de estas poesías le ha permitido -al hacer borde a este goce- establecer una relación pacificada al Otro. Pero es necesario aun que el Otro la autentifique en tanto tal: este fue el rol del Consejo y del responsable, que ocupa en esta reunión el lugar acogedor del « mas uno ».
Magalie no sin las consecuencias de la incidencia de su pubertad
No obstante desde hace un tiempo y a pesar de nuestros pedidos le resulta difícil participar a la vida de grupo. Efectivamente, Magalie vive una situación difícil desde que tiene sus reglas y que toma anticonceptivos ya que puede mostrarse muy provocativa.
Por ejemplo, un día, Magalie no vino al Consejo. Ese día prefirió encerrarse en el WC y meterse un palo en la boca hasta hacerse sangrar las encías. Ella consentirá en venir a hablarnos, confiándonos su profunda soledad. Luego evocara la sangre de sus reglas, real inquietante que viene a trozar su cuerpo y reactualizar su posición de sujeto sin orientación fálica sometido a un real que la desorganiza en un impase subjetivo sin llamado al Otro.
Dos circunstancias precisas causan estragos en su cuerpo:
-La metamorfosis de la pubertad, es decir para ella el encuentro con sus reglas y el encuentro con los muchachos.
-Su partida inminente de la Demi-Lune que reactualiza el dejar-caer que la caracterizaba antaño.
Magalie no sin Romuald: versión de un encuentro con la sexualidad
Magalie actualiza su encuentro con los muchachos en la institución sobre la persona de Romuald a quien ella presenta con certeza como siendo su novio. Se trata de un muchacho de 17 anos que oscila entre un goce de la lalengua y momentos depresivos inquietantes. El tiene su propia versión del dejar-caer?: puede llegar a acostarse en el suelo, queriendo a todo precio « echarse su sueñito ». Romuald escribe, él también, -con una interviniente Béatrice- textos magníficos en los cuales explica -entre otras cosas- la « vida de perro de cama » a la cual se encuentra sometido. Estos textos le han permitido -como los poemas para Magalie- vestir un poco su ser de desecho anudando un semblante de relación al otro a partir del cual interroga sobre su responsabilidad de ser.
Romuald dice también de Magalie que ella es su novia. Ellos dicen amarse, querer casarse. Su actitud es frecuentemente insoportable, molesta, debido a la marca de su impudor para todo el mundo. Pero Magalie puede decir a Romuald lo que ella sufre de estar sometida a su Otro no reglado: puede anunciarle súbitamente que lo detesta que va a cambiar de muchacho. En esos momentos Romuald se pone fuera de si, declara que quiere suicidarse y se queja de estar todo el tiempo bajo su mirada.
Estos dos sujetos, al fracasar en el anudamiento de lo real lo simbólico y lo imaginario -anudamiento que orientaría la cuestión del sexo y de su cuerpo hacia el amor según la pendiente idealizada del significante del Nombre del Padre- demuestran los estragos de la dicha relación sexual cuando lo que no cesa de no escribirse no encuentra la solución fálica. Para ellos la respuesta lógica y única - la de la solución fálica, ante el agujero al cual el sujeto se encuentra confrontado en lo que concierne a la cuestión de su sexo- esta forcluída.
Como situarse frente a estos sujetos desorientados, listos cada uno a su turno para hacerse el objeto real del otro, capturados por los dichos sexuales que no cuentan con el auxilio de un discurso establecido por la norma edipica?
Qué puede ofrecer la institución como discurso ahí donde el fuera-de-discurso pone en evidencia el real del cuerpo sin aparejo, significante haciendo lazo social y hasta discurso amoroso?
Hemos tenido la idea, esta vez aun, de intervenir entre ellos mediante la escritura, allí donde ya cada uno intentaba -con la ayuda de un interviniente- escribir una separación respecto de eso que constituía su real. Más que prohibir, regularse sobre eso que regulaba ya su Otro desarreglado. Se les propuso -en respuesta a este punto de impase- de escribir juntos una poesía para permitirles: de fijar, en una metáfora poética, ese goce fuera de discurso que los devastaba y vectorializar por el inter-decir de su creación lingüística, lo que vendrá a aparejar aquello que hace su diferencia, cada uno en su propio cuerpo.
El goce solipsista de Nabil no sin La Orden de Caballeros
Nabil tiene 15 anos. En una pieza él hace que sus camaradas se descalcen para masturbarse con uno de sus zapatos, acostándose encima, como si, en un goce solipsista él viniera a hacer un solo cuerpo con el zapato.
Esta practica del zapato que él llama « mi costumbre de hacer » se había vuelto muy difícil a soportar para el conjunto de la institución. Las más diversas cosas fueron intentadas, en vano. Un día, una interviniente -Isabelle- sensible al hecho que Nabil se decía perdido, habla de ello a Philippe Lacadée quien propone una cita en su pieza favorita, para hablar con él. Nabil acepta pero llega acompañado de otros tres adolescentes que lo siguen por todas partes. Philippe decide entonces de crear, en el curso de esta reunión,: La Orden de los Caballeros de la Amistad y del Zapato. Esta invención original es seguidamente inscripta en el diario de viaje y anunciada de manera solemne al Consejo por Philippe.
Esta invención propone un nuevo lazo social utilizando en la Ley del lenguaje su pendiente metafórica. Pero, este enunciado incluye también el objeto metonímico, el objeto del delito, ése del goce al cual se apareja Nabil y que representa al mismo tiempo: el impase en el cual él se encuentra y el nuestro, ahí donde fracasamos para reglar esta practica de Nabil que lo aísla.
En el Consejo, esta metáfora es autentificada por la ley acogedora, esa que dice si a la invención presentada por Nabil, allí donde antes se le enviaba simplemente una prohibición ciega en cuanto a su práctica de goce. Esta creación lingüística, estructurada como un chiste, produce en el curso de la reunión del Consejo un enigma y muchas risas. Viene, sobretodo a poner orden. El orden de un nuevo tipo de discurso en el desorden producido por el goce desenfrenado de Nabil. aquí, el Consejo se apoya sobre la versión del Nombre del Padre capaz de vectorizar una ley acogiendo el caso particular; el sujeto en impase, al mismo tiempo que autentifica su posición de sujeto en trabajo. Hacemos referencia aquí al texto de Philippe Lacadée Le Maître aveugle et la loi accueillante. [El Amo ciego y la ley acogedora]
Esta invención es sobretodo una apuesta: la de una Orden de Caballeros cuya amistad es uno de los significantes Amos utilizados por Nabil. En efecto, uno de los intervinientes, Daniel, había remarcado la importancia de dirigirse a Nabil en los momentos difíciles diciéndole mi amigo.
El interés de Nabil por esta Orden de los Caballeros es sorprendente: él lo toma muy en serio y lo retoma a su cuenta y cargo ante los otros.
En el momento en que esta Orden fue creada, en aquella primera reunión, Philippe se quita su zapato y lo pone sobre la mesa, lo que desencadena en Nabil un insoportable a mirar ese zapato. Al principio, se cae de la silla, luego, se esconde bajo la mesa. No habiendo podido separarse de la mirada, es él quien cae. Lo que allí esta en juego no es el objeto mirada, sino todo su ser de viviente que viene a hacer cuerpo de goce con el zapato. Ahora Nabil dice a Philippe que eso no se hace, le pide de no quitarse el zapato porque tiene miedo.
Esta metáfora produjo para este sujeto una enunciación poniendo en juego para él la mirada y el cuerpo viviente. A partir de allí él se orienta sobre la nominación para tratar lo real del zapato, estableciendo un conteo diferenciado de zapatos y adolescentes. Pero sobretodo, inscribe de una nueva manera su relación al otro, ya no le quita el zapato sino que nombra la marca del zapato: va a nombrar ,así, cada adolescente a partir de su marca de zapatos.
Al agujero simbólico así introducido por la creación lingüística, allí donde la separación de un cierto modo de goce puede efectuarse, él marca su preferencia por la marca, la de la insignia del calzado.
Nabil no sin Romuald: el sueñito no sin el zapato
Seguidamente, a lo largo de los numerosos desplazamientos a la Demi-Lune, Nabil va a adueñarse del significante que Romuald repite frecuentemente:?« me voy a echar un sueñito ». Nabil se las arregla para ir a acostarse en un lugar sombrío con Romuald y algunos otros. Un nuevo impase se presenta. Se discute en el seno del Consejo. Ese mismo día, Nabil y Romuald rechazan de ir a la reunión prevista en la pieza de la Orden de los Caballeros. Philippe decide de realizar esta reunión allí donde estaban Nabil y Romuald, en esa pieza alejada, codiciada por nuestros amigos para su sueñito. Philippe decide, así, desplazarse también en el discurso. allí donde el fuera-de-discurso del zapato, lugar del goce sexual de Nabil había sido ya acogido, Philippe propone de acoger ahora el fuera-de-discurso del sueñito de Romualdo, y esto, anudándolos juntos por una creación significante inédita: Philippe anuncia que él crea una nueva Orden: la Orden de los Caballeros de la Amistad del Zapato y del sueñito.
La Demi-Lune no sin su Consejo: una poética del goce
De ello, tenemos un acta bien precisa, escrita en el diario de viaje, a fines de hablarlo con el Consejo; helo aquí:
Samuel dice :« inventamos el sueñito ». Valery dice : « sirve para calmarse ». Kathy dice : « es importante para la salud ». Romuald dice : « es un momento de felicidad de la Demi-Lune ». Amélie precisa : « es el placer de vivir ».
En el Consejo, cada uno da su opinión sobre el sueñito y trata de explicar la razón de su venida al Centro de día.
El sueñito es, entonces, ese significante fuera de sentido que revela ese día el real propio a cada uno.
Una puesta al trabajo del goce se efectúa. Nabil y Romuald reciben el agradecimiento y son invitados por Philippe para discutir nuevamente sobre el tema en el seno del Consejo.
Caballeros hacia el amor cortés
Magali, Romuald, Nabil nos dan aquí sus versiones singulares de lo que del sexo-fuera-del-Edipo viene a hacer efracción dejándolos plantados en la versión del desecho o capturados en un fuera-de-discurso que devasta el cuerpo viviente. Si cada uno de ellos se apareja a un objeto, a un pedazo de su propio cuerpo o al del otro, a un abandono del cuerpo que hace impase para ellos y la institución, es a la institución de inventar, para cada uno, allí donde el régimen de la forclusión del Nombre del Padre les conduce a un impase del goce, un anudamiento inédito que les permita una presencia mas pacificada y un lazo conveniente al otro, una vez localizado lo que de su goce puede fijarse en una metáfora poética, tan singular a cada uno. La creación de la Orden de los Caballeros fue la condición necesaria para organizar la metáfora poética del goce del sujeto introduciendo en nuestro Centro una versión del amor cortés.
Michèle Rassis (La Demi-Lune – Bordeaux)
Queremos dar cuenta de la construcción de Gustavo, un sujeto psicótico de diez años. Es recibido en una institución argentina, el Equipo 111, que se orienta a partir de una "práctica entre varios". Esta construcción que se produce en un período de cinco años, ha sido posible en la medida en que ha encontrado partenaires que le ofrecieron las condiciones de Otro compatible con su estructura, es decir afectados por la falta, dóciles a la experiencia y a la contingencia. La clínica que practicamos toma en cuenta las modalidades de goce propias de cada sujeto.
Despertar a la palabra
Gustavo llega a la institución cuando tiene seis años, luego de serias dificultades de integración escolar que producen en sus padres, sobre todo su madre, un gran desasosiego. No puede dejarlo solo un instante sin que entre en crisis. A su llegada enseguida quiere irse y llora. Lo tranquilizamos garantizándole que van a venir a buscarlo al fin de la jornada. Entonces se pacifica, pero se queda aislado, sin participar en los talleres. En los días siguientes sólo habla para preguntar a qué hora lo vienen a buscar.
Este niño no es mudo, pero su palabra no está articulada. No juega con los otros chicos, se queda solo aferrado a dos muñecos que ha traído de su casa. Estos muñecos representan personajes de la televisión. Se los han regalado en su cumpleaños. Los manipula al mismo tiempo que murmura algo. Si alguien se acerca para escuchar, se calla. Entonces, nuestra estrategia consistió en dejarle estos muñecos y utilizarlos introduciéndolos en diversas actividades. Poco a poco los fue abandonando para intentar hacer otra cosa.
En este primer tiempo un compañero trató de morderlo. Uno de los adultos interviene:" Decile que no te puede morder, no sos una galletita." Esta intervención sorprendió de tal manera a Gustavo que se la contó a los padres en cuanto llegó a su casa. Ellos nos comentaron que era la primera vez que relataba algo. A partir de ese momento toma la palabra y se vuelve más conversador.
Su discurso está centrado en lo que ve por televisión, especialmente una emisión que se llama El Negro no puede. El Negro -sobrenombre de un personaje muy popular- es alguien que se encuentra siempre ante mujeres exuberantes y provocadoras a las que quiere abordar pero fracasa. Bajo esta aparente impotencia en medio de enredos y comedias logra hacerlo de todas maneras, las besa y acaricia. Poco tiempo después de la aparición de este personaje que Gustavo llama con una sola palabra el-negro-no-puede, holofrásicamente, se encuentra perseguido y acosado por él. Le quiere dar besos, tocarle los genitales y obligarlo a hacer cosas.
El desdoblamiento
Luego de tres meses, deja escuchar un poco lo que sucede: así sabemos que sus muñecos son Mister T, personaje negro de una serie televisiva. Sus dos muñecos se pelean entre ellos como en un ring de box. Si tratamos de acercarnos para escuchar mejor y ver de que se trata, nos dice: "¿No tenías que ir al baño?"
En esta primera secuencia ya tenemos una lógica que se mantendrá: siempre habrá esta duplicidad de personajes. El negro estará presente a lo largo de toda su construcción. Retengamos que también es el sobrenombre de su padre.
Tratamiento del Otro por la construcción de muñecos
En un taller Gustavo dibuja al negro-no-puede en el pizarrón. Es un garabato desnudo con tetas exuberantes y ojos enormes. Se queda capturado ante su dibujo sin poder dejar de mirarlo. El adulto que trabaja con él interviene: "Acá no se puede estar desnudo, así que vamos a ponerle una remera" y dibuja la remera sobre el dibujo de Gustavo.
Por este gesto Gustavo puede despegar su mirada de esta imagen y se alivia.
Comienza entonces la construcción de muñecos. Esta lo conducirá a una vía de trabajo insospechada permitiéndole un tratamiento del goce que invade su cuerpo bajo la forma de mirada, goce masturbatorio, alucinaciones y agresividad presentes en la relación al semejante.
Con la ayuda de los adultos va a construir muchos negro-no-puede con diversos materiales: madera cartón, masa, dibujos, etc. De esta forma los podrá llevar a la casa, ponerlos en un rincón, pero también dejarlos en el Equipo cuando se va. Tomamos estos muñecos muy en serio y lo alentamos a continuar su trabajo. Es él quien dirige y nosotros sólo intervenimos a su demanda y en el sentido que él nos indica.
La "práctica entre varios" y el tratamiento del goce del cuerpo
La presencia de ciertos adultos que trabajan con Gustavo lo pacifica, pero no es lo que sucede con otros a quienes golpea. Nos indica que está amenazado cuando dice: "NO quiero que me mire porque me clava los ojos" al mismo tiempo que los cierra como su sufriera.
Entonces, uno de los adultos que trabaja con él y que se encuentra en una posición difícil le dice: "Yo no tengo nada que ver con vos. No vengo aquí para estar con vos. Tengo otras cosas que hacer", tratando así de destituirse del lugar en que había sido colocado. En ese momento otro colega interviene solicitándole al primero ocuparse de otra cosa, esto le permite extraerse del campo de la visión de Gustavo. Un tercero le regala unos anteojos para sol, para proteger sus ojos. Estas son respuestas en acto que producen una disminución de la agresividad. La práctica entre varios nos da una herramienta para barrar al Otro completo y ponerle un límite. Es una condición para que la construcción del sujeto pueda continuar.
Toma entonces, sus muñecos de plástico con los cuales hace un trabajo de despedazamiento y repegado, lo que les da un aire de Frankenstein. Son cuerpos fragmentados y emparchados, monstruosos y desproporcionados. Pasa horas cortando, pegando, despegando y repegando pedazos de diferentes muñecos. En ciertos casos, las piernas deben ser más cortas, en otros los brazos más largos. Utiliza la pierna de una muñeca mas grande de la cual hace salir un muñeco con la cabeza minúscula. Las variaciones se suceden unas a otras. Les hace una coraza en cinta scotch, teniendo cuidado que no aparezca ninguna fisura.
La reunión general
La reunión general es muy importante en la práctica entre varios. Cada uno puede hablar de sus impases y elaborar colectivamente un saber con eso que Gustavo nos enseña. El hecho que ninguno detente del saber permite relanzar el trabajo de Gustavo.
Bigotes negros para ser hombre
Una nueva etapa comienza en relación a los bigotes. Gustavo tiene mucha dificultad para dibujar. Entonces se encuentra limitado para hacer sus construcciones que tienen que responder a ciertas exigencias. Sabiendo que él no puede realizar solo los dibujos que tiene en mente, busca entre los adultos de la institución aquellos que mejor puedan seguir sus instrucciones a fin de obtener el resultado deseado. El adulto se convierte en su asistente, al mismo tiempo que lo ayuda en su construcción debe garantizarle que sus manos están al servicio de Gustavo. Una vez que el bigote está fabricado, se lo coloca y pasa largos momentos murmurando frases incomprensibles. Mira su reflejo y habla con su propia imagen. Los bigotes, la barba y los anteojos, en tanto que enmarcan la mirada de sus semejantes lo pacifican. Cuando se cruza con alguien le dice: "Mirá!", mostrándole sus nuevos atributos.
De esta manera el mundo comienza a ordenarse en dos grupos: de un lado están los hombres barbudos, con bigotes y anteojos y del otro los afeitados y sin anteojos. Los dos grupos se pelean.
Esta construcción le permite establecer una diferencia sexual en sus dichos: "Los hombres tiene bigotes, las mujeres se pintan las uñas...yo, no me pinto las uñas...nooo!"; o bien: "Los hombres tienen bigotes, las mujeres tienen tetas". Para encontrar un rasgo distintivo entre los hombres y las mujeres, Gustavo atribuye a las mujeres un rasgo positivo que no hace valer la falta. Pero, él también puede decir: "Yo me llamo Julieta, soy una chica", o bien:" Yo tengo bigotes como todos los hombres, pero también me podes decir Julieta". Para ser eficaces, los bigotes deben estar "bien pegaditos". Nos pide entonces que se los cosamos, o se los enganchemos o los peguemos sobre su piel, o que los atemos con elástico, de la misma forma que él hace con sus muñecos. En general nunca están bien como él quiere. Entonces dice:
"No me alcanza,...no me alcanza".
Más tarde Gustavo pide que se dibuje a Soledad, una nena del Equipo, con quien juega al papá y la mamá. Hará de Soledad, la muñeca de cartón, su mujer, llevándola al hotel a tomar jugo de naranja mientras miran televisión. Llegarán a tener un hijo. Es Gustavo quien está embarazado, dibujará y recortará la silueta en cartón del bebé. El médico se lo sacará y luego lo cocerá de la misma manera que hacía con sus muñecas de plástico. Reproduce una cesárea. Este escenario se repite durante cierto tiempo. Dice, según la expresión popular que ha "comprado un bebé", al mismo tiempo que toma su bebe en cartón y lo envuelve en un papel de regalo, haciendo con esto un uso literal de una expresión metafórica.
En cierta ocasión está muy enojado, nos cuenta que el-negro-no-puede le pide que se "corte los huevos", mostrándonos con esto que a falta de disponer de la significación fálica que podría simbolizar la falta, Gustavo se encuentra confrontado a la castración en lo real.
Una nueva forma de lazo social
Gustavo le ha pedido a un adulto que siga sus indicaciones para que los dibujos reproduzcan un rasgo necesario para que pueda reconocer de quién se trata. El insiste en explicar que a él no le sale. Ha elegido un adulto muy habilidoso para dibujar que logra seguir sus instrucciones de tal forma que incluso los padres de Gustavo pueden reconocer en una figura de cartón alguien de la familia, un vecino o un amigo. A partir de ahí los otros adultos no son aceptados para realizar este trabajo que se vuelve conminatorio e incesante. Un lazo privilegiado se establece con este adulto que Gustavo puede comandar como quiere. Entonces su presencia se vuelve indispensable para construir al menos un muñeco de cartón por día. Si Gustavo no tiene su muñeco hace una crisis y no puede participar en ninguna actividad. Por suerte este adulto no viene todos los días, lo que permite que con el tiempo otros puedan participar haciendo retoques a los muñecos de cartón, como por ejemplo colorear el saco. De todas formas nos señala que esto no lo conforma.
Los muñecos de cartón le sirven de forma eficaz para tratar las personas de su entorno que se vuelven persecutorias, o bien mantener la compañía de aquellos que lo sostienen. Hace pasar las personas al estatuto de muñecos, lo que le permite manipularlos, por ejemplo los invita a la casa. Le dice a uno de los adultos:" ¿Te puedo llevar en muñeco a mi casa este fin de semana?", o bien: " Hoy no le toca a Federico -un compañero- hoy voy a llevar a Carolina". De esta forma se constituye una serie de personajes de su vida cotidiana, actualmente tiene casi quinientos muñecos! Los lleva a su habitación, les prepara un lugar para dormir, los hace comer, etc.
Los muñecos de cartón constituyen la realidad de Gustavo. Con ellos puede comer, dormir, jugar, hablar, etc. Le permiten situarse en el mundo. Se desplaza con ellos en su mochila, lo que antes era imposible porque se ponía muy agresivo.
Constatamos que Gustavo es un trabajador infatigable, que nos hace trabajar sin descanso, por esta razón era necesario un relevo entre nosotros para que él pudiera poner orden en su mundo y crear una realidad en la cual estuviera incluido pero a resguardo del goce del Otro. Ha tratado de ubicarse en relación a una posición hombre o mujer, pero sin la orientación del falo. Gustavo nos ha mostrado los recursos que se ha creado para esta operación.
Hace algunos meses que Gustavo ha cambiado de institución. Durante este pasaje, en el cual ha tomado parte de manera decidida, nos decía: "Yo soy un muchachito. Voy a tener bigotes. Los chiquitos me molestan". Por el momento las noticias que tenemos nos indican que él puede sostenerse en lo que ha construido, pero no sabemos cuanto tiempo estas construcciones imaginarias podrán resistir.
Marcela Errecondo (Equipo 111 – Rosario)
G. es traída a la Institución por su madre derivada por un equipo interdisciplinario del organismo oficial de la provincia de Córdoba (Argentina) encargado de los problemas de la minoridad, luego de que un Juez de menores, alertado por distintas denuncias, interviniera sobre el grupo familiar por supuestos malos tratos por parte del progenitor hacia la mayor de sus hijas.
Las visitas del equipo técnico al domicilio de la familia constataron la presencia de otra jovencita, G., de por entonces de 13 años, que se mostraba absolutamente renuente a todo contacto y que, ante cualquier intento de acercamiento, desataba un arrebato de insultos, amenazas e intimidaciones, y una inmediata huída y retirada.
Precisado esto en los informes, el juez exhorta a los padres a que acudan a alguna de las instituciones que se ocupan de tales problemáticas en la ciudad de Córdoba, Argentina.
Su presencia en la institución desde el primer momento estuvo signada por un absoluto silencio, un cuerpo insensibilizado, con una inmovilidad casi catatónica y un gesto facial belicoso y desconfiado.
Durante prácticamente todo el primer año de su asistencia diaria a la institución se presentó con un inamovible mutismo, un profundo negativismo y, sobre todo, una ausencia de acción, de respuesta motora ante la iniciativa de sus acompañantes. Frente a las innumerables propuestas que se le dirigieron, G. no hacía nada; solo en ocasiones contestaba (casi exclusivamente de manera negativa) a aquello que se le dirigía. No quería moverse del lugar en donde se ubicaba, no quería comer ni tomar nada, no quería dibujar ni jugar, ni escuchar música, no quería soltar ni mostrar lo que traía en su bolso. Solo ubicarse en el mismo lugar de siempre, parada, mirando el piso, y esperar a que su madre viniera a buscarla. Se presentaba como un sujeto esquivo a la iniciativa del Otro. No miraba, no era capaz de tocar otro cuerpo, parecía no escuchar. Se recluía en un lugar espacial determinado huyendo incluso a la mirada del Otro.
Habitualmente G. llegaba a la institución, acompañada por su madre y en un estado de profundo mutismo y evidente malestar.
Solo paulatinamente, y con la aproximación cautelosa de los intervinientes, podía ir desprendiéndose de ese estado, comenzando a vincularse a los otros, mencionando siempre algo repetido al intentar dar cuenta de este malestar: la referencia a los otros en términos de “me charlan”, término repetido y con evidentes características de injuria que la hacía objeto de un mortífero maltrato por la palabra y que la sumía en una profunda angustia.
Poco a poco se estableció lo que ella denominó el “charlatorio”. El neologismo daba nombre a aquello en lo que se convirtió Avenir de ahí en más para ella: el lugar en donde ir a relatar, narrar sus sueños, sus historias inventadas, las narraciones sobre su futuro, todo en una interminable, borrosa, monótona y bizarra sucesión de ocurrencias, donde siempre había, o un maltratado o ella ubicándose como maltratadora. Podía abocarse a ello la totalidad de las horas que pasaba en la institución.
También exigía, cuando se quedaba sin material narrativo, que sus acompañantes hablaran, que contaran algo, “¡cualquier cosa!” decía, aunque siempre dictaba los cánones del relato: el terror, o el horror, la violencia y la traición debían estar presentes a riesgo de provocar su desinterés inmediato.
Así, la tarea diaria con la joven se reducía a esto. Se la escuchaba atentamente, a pesar de lo hipnótico y monocorde de sus monólogos y, frecuentemente, se inventaba alguna historia abundante en referencias violentas, de espanto u horror, en donde ella, sus hermanos y sus personajes famosos de turno se infringían mutuas agresiones. Esto provocaba un indisimulable interés de G. por escuchar atentamente el relato, alentando más al locutor a continuarlo cuanto más truculento y siniestro este se conformaba.
G. hablaba, se reía, miraba a su acompañante, cada vez más suelta y desenvuelta a medida que este “simposio” se ponía en práctica.
El pasaje que se estableció entre el “me charlan” y la creación del “charlatorio” posibilitó una disminución notoria de su malestar y el apaciguamiento de los fenómenos de angustia.
En Avenir no se le imponía un hacer o un ser determinado, sus acompañantes no estaban en posición de psicólogos ni técnicos, ni oficiales de justicia ni docentes. No se esperaba que se comportara de alguna manera en especial ni se le demandaba hablar o contestar. Se la acompañaba en sus relatos, sin contradecirla en sus convicciones. Se tomaba nota de sus producciones al pie de la letra. Se transcribían sus historias, se dibujaban sus monstruos.
Es a partir de este entramado simbólico que fue construyendo cotidianamente, lo que le permitió un consentir pasar por el Otro.
De esta manera, hemos distinguido tres momentos en el tratamiento que G. hizo respecto al Otro sexo.
Al inicio de su estadía en la institución constatamos como G. hacía deconsistir al Otro sexo, estableciendo un impasse en la no-relación sexual. Lo hacía de una manera muy particular, a través de la palabra, intentando unir los dos polos de la sexuación humana, para llegar a confundir (o fundir) la división sexual, no aceptando la no-relación e intentando una sutura simbólica de la misma.
Aparecían en su discurso, cada vez más insistentemente, una serie de personajes en quienes era posible apreciar una duplicidad evidente.
La ambigüedad entre los sexos, la confusión o fusión deliberada entre varones y mujeres, el permanente conflicto entre lo masculino y lo femenino eran referencias permanentes en sus relatos y jamás se prescindía de ellas.
El horror a lo femenino, a los detalles que sugieren la feminidad, tanto en otros como en si misma, la hacían avergonzar, repudiando inmediatamente dichas expresiones con un “¡qué asco!”, “yo nunca me voy a casar”, o “si me caso no voy a tener hijos, los voy a adoptar”.
Así, “la Vega” (la ladrona enamorada del policía en una serie de televisión) se metonimizaba en “Diego de La Vega”, quien también era “El Zorro” (localismo para los genitales femeninos). Los “Back Street Boys” que eran los “boquitas pintadas”, los jugadores de fútbol, que se oponían a los de voleybol, eran personajes que estaban siempre presentes en los juegos, en los relatos, variando su consistencia, de varón a mujer, de buenos a malos, y generando en ella, asimismo, posiciones contradictorias y ambivalentes frente a ellos: amados y odiados alternativa o simultáneamente.
En su relación al Otro que la escuchaba circulaba un goce sostenido en la “ironía” propia del psicótico, que dejaba al Otro en un punto de no-saber, que lo descompletaba.
Daba cuenta de una forma de tratamiento de lo real, un tratamiento del Otro que en la paranoia es “real” -como dice J.-A. Miller en su texto “Clínica irónica”-.
G. apostaba con la construcción de esta trama simbólica a la complementariedad sexual, al Uno, era su intento de lograr una escritura de la relación sexual.
En el segundo momento aislado, se instaura el apoyo de una identificación simbólico- imaginaria con el ingreso de una paciente de su misma edad, de características muy extrovertidas y marcadamente femeninas, lo que fue provocando la desaparición de las referencias a los personajes ambiguos en cuanto a la sexualidad, acompañado por otro lado de una transformación llamativa de su semblante, de su apariencia. La imagen de uniformidad, de ocultamiento de todo perfil de su cuerpo, el intento deliberado por rechazar todo rasgo de femineidad (en la ropa, en la manera de moverse, en el corte de cabello, en la ausencia absoluta de adornos o maquillaje), fue dando paso vertiginosamente a una exhibición barroca de los detalles: perforó sus orejas para colocarse aros, comenzó a usar pintura de uñas, dejó crecer su pelo, lo adornaba, su vestuario se hizo más colorido y aparatoso.
G. comenzaba a animarse a mirar y a pasar por el Otro, a ir al baño en la institución, a tocar a sus compañeros y educadores. En ocasiones los golpeaba, los empujaba, los peinaba, los ataba, tomando en cuenta su propio cuerpo de una manera completamente distinta. Aparecieron las primeras quejas de dolores (menstruales, de panza), de su figura un tanto excedida de peso, de la falta de ropa para fiesta, etc.
Por último, entendiendo que el sexo es éxtimo al niño, y la sexuación el proceso por el cual se decide respecto a la posición sexuada en relación al falo, en la psicosis, posicionarse como hombre o mujer, dependerá de las contingencias del anclaje posible que le permita al sujeto representarse con un nombre. Esto fue finalmente lo que se impuso, en lo que pensamos un tercer momento, luego de la contingencia del encuentro con el Otro sexo encarnado en el cuerpo del partenaire sexual, llegada cierta edad. Comenzó a escaparse de su casa y a poner en acto lo que ya había anunciado en sus extensas charlas: a los 18 años se iría de la casa a buscar un novio, o los “muchachos de la basura” la buscarían a ella y se iría con ellos. Huye como en un rapto, un impulso a la huída, que conlleva un sentimiento vital en relación al Otro, como señalaba Alexandre Stevens en su conferencia en marzo de 2001, en Córdoba. Ese impulso subjetivo es sostenido por la presencia de un Otro capaz de maltratar.
En una ocasión efectivamente, G. regresa de una de sus tantas huidas golpeada, maltratada. Es posible deducir que la sexuación, a nivel de lo real, encuentra la marca en su cuerpo bajo el signo del maltrato; lo sexual queda anudado al maltrato, confirmándole ese nombre que la representa.
El sexo sin Edipo lleva ahora para G. la marca del maltrato.
Claudia Lijtinstens - Eduardo Abello - Nicolás Herrera (Centro educativo-terapéutico “Avenir”- Cordoba)